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À la Une: interrogations sur le cessez-le-feu au Liban

À la Une: interrogations sur le cessez-le-feu au Liban

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Sur quelles bases repose ce nouveau cessez-le-feu ? Quelles sont les intentions d’Israël ? Selon le journal d’opposition Haaretz, Israël « n’envisage pas de se retirer des zones situées au sud du fleuve Litani, mais il a accepté de ne pas mener d’actions offensives contre le Hezbollah – y compris la démolition de maisons – en échange de la cessation des actions offensives du Hezbollah contre les forces israéliennes ». Mais le Hezbollah, lui, a rejeté le cessez-le-feu. Et la presse libanaise est sceptique. « Liban-Israël : un texte sans retrait israélien », titre le site d’information Libanews, selon lequel « Washington impose des conditions au Liban, sans garantie d'Israël ». L’Orient-le-Jour, lui, a interrogé des habitants du sud Liban, et explique que « l’annonce d’un nouveau cessez-le-feu a du mal à convaincre ». Le journal francophone libanais rapporte les propos d’une mère qui « a fui son village d’Aïn Ebel » et qui raconte : « Mon fils me demande quand nous allons rentrer chez nous, mais je suis incapable de lui répondre. » « Les Libanais que nous avons interrogés, explique l’Orient-le-Jour, semblent désabusés, après l’échec des précédentes trêves au fil des mois et à l’heure où l’armée israélienne occupe plus de 600 km2 du Liban-Sud. » L’Orient-le-Jour a également rencontré Sarah, une déplacée, qui semble sans espoir : « Les responsables parlent d’accord global et de paix. Mais nous, nous voyons les maisons détruites, les commerces fermés et les terres occupées. » Un autre déplacé estime, lui, que « la trêve n’est qu’une illusion qui permettra à Israël de maintenir son occupation du Sud ». À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: le Hezbollah rejette la trêve au Liban, les perspectives d'un accord en Iran s'assombrissent Pas de discussions à Moscou Autre cessez-le-feu qui pourrait être à l’ordre du jour. Celui entre l’Ukraine et la Russie, mais on en semble encore bien loin. Volodymyr Zelensky a fait un nouveau pas vers la Russie. « Dans une lettre adressée à Poutine, titre le Guardian, Zelensky appelle à des négociations en face à face. » « Le président ukrainien propose une rencontre dans un pays tiers neutre, tandis que Trump affirme que les deux parties doivent "faire des compromis" », ajoute le quotidien britannique. Le Times précise que le président américain s’est une nouvelle fois enthousiasmé, déclarant : « Je suis ravi qu’ils envisagent une rencontre. Je pense que nous y avons largement contribué. Ce serait formidable qu’ils se rencontrent. » Mais Vladimir Poutine a rapidement douché les espoirs du président américain, suggérant, nous dit le Kyiv Post, que « le dirigeant ukrainien pourrait se rendre à Moscou, à tout moment ». Proposition que Volodymyr Zelensky, peu désireux de se jeter dans la gueule du loup, a déjà, par le passé, refusée. À lire aussiGuerre en Ukraine: Zelensky propose une rencontre en tête à tête dans une lettre ouverte à Poutine « Morte de tristesse » La disparition de Marjane Satrapi suscite de nombreuses réactions dans la presse française. C’est le journal Libération qui consacre la plus importante place à l’autrice de la bande dessinée Persepolis. C’est la Une du quotidien français ce vendredi, le portrait dessiné en noir et blanc de Marjane Satrapi, « symbole de liberté », nous dit Libération, morte à 56 ans. « L’artiste franco-iranienne est "morte de tristesse un peu plus d’un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie" », ont écrit ses proches, dans un message repris par Le Monde, qui nous rappelle les grandes étapes de la vie de Marjane Satrapi : « Arrivée en France en 1994, naturalisée en 2006, elle avait connu la consécration avec la saga autobiographique Persepolis, dans laquelle elle racontait son enfance en Iran sous le joug des mollahs, la répression subie par le peuple iranien et son douloureux départ vers l’Europe. » Marjane Satrapi, une femme engagée, également, rappelle Le Monde : « Elle avait refusé la Légion d’honneur en 2025 en raison de ses "principes" et de son "attachement" à sa "patrie de naissance". "Je ne peux (disait-elle) ignorer ce que je perçois comme une attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l’Iran." » À lire aussiL'artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, autrice de la bande dessinée «Persepolis», est morte à 56 ans
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