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À la Une: en RDC, changement de la Constitution, l'Église en «garde-fou», un médecin délinquant soulève des vagues

À la Une: en RDC, changement de la Constitution, l'Église en «garde-fou», un médecin délinquant soulève des vagues

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On ouvre avec cette interrogation en Une dans Congo Nouveau « Révision constitutionnelle en fin de mandat, que vise Félix Tshisekedi ? ». Un débat qui divise, note le trihebdomadaire : pour les partisans, il s’agit d’adapter les institutions aux réalités actuelles. Mais pour les détracteurs, les enjeux sont plus politiques. Certains redoutent une remise en cause de l’équilibre des pouvoirs et de la limitation des mandats, dans un pays marqué par une histoire politique sensible. Dans ce contexte, souligne Congo Nouveau, plusieurs voix appellent à un consensus national, estimant qu’ouvrir un chantier constitutionnel dans un environnement sécuritaire et socio-économique fragile pourrait accentuer les tensions.

Sur ce même sujet, Ouragan titre sans détour : « Constitution, la rue va gronder ». L’opposition, notamment la coalition Lamuka, hausse le ton. Son porte-parole, Prince Epenge, qualifie le projet de changement constitutionnel de « diabolique » et accuse le pouvoir de vouloir se maintenir. Il avertit : « Mission impossible », promettant des mobilisations à travers le pays et dans la diaspora.

Dans les colonnes du quotidien Forum des As, la Conférence épiscopale nationale du Congo appelle à la prudence. Son secrétaire général, Mgr Donatien Nshole, rappelle que si la révision est prévue par la Constitution, « aucune révision de la loi fondamentale ne doit être envisagée » dans le contexte actuel, marqué par l’insécurité et l’état de siège.

L'Église en « garde-fou moral »

Une position sur laquelle se concentre Africanews, qui insiste : « la stabilité et la dignité du peuple valent plus que des calculs politiques à court terme ». Le trihebdomadaire souligne que l’Église se pose en « garde-fou moral » et plaide pour un dialogue national inclusif.

Maltraitance d’une femme à l’hôpital de Kinkole

Autre sujet qui fait la Une, cette fois dans Econews : l’affaire de maltraitance d’une femme à l’hôpital de Kinkole. Le tabloïd évoque « un médecin violent, des soignants complices et une institution défaillante » après la diffusion d’une vidéo montrant une patiente agressée verbalement et physiquement en salle d’accouchement par son médecin désormais accusé de violences filmées, suscitant une vive indignation. De « simple incident local », l’affaire est devenue, selon le tabloïd, « le symbole d’une dérive systémique » du système de santé.

La Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, dénonce des actes « portant atteinte à la dignité humaine » et appelle à une réponse « rapide et exemplaire ».

Pour l’opposant et médecin Félix Momat Kitenge, cité par le journal, il s’agit d’« une véritable criminalité médicale » révélant les failles du système.

Le bihebdomadaire Vrai Thématique ajoute un élément troublant, affirmant que « le médecin donnait l’ordre de filmer la scène » alors que la patiente se trouvait nue et en situation de grande vulnérabilité. Selon le confrère, le praticien a été interpellé par la police judiciaire.

Enfin, le quotidien Le Potentiel s’intéresse à la gestion des entreprises publiques dans le pays. Il parle d’une « bombe à retardement », pointant un manque de transparence et une gouvernance fragile. Selon des données relayées, seule la moitié des grandes entreprises publiques ont publié leurs états financiers en 2024. Entre dettes, arriérés et opacité, le tableau dressé par le rapport de la banque mondiale illustre les défis structurels auxquels le pays reste confronté, notamment pour transformer ces entreprises en véritables leviers de développement.

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