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À la Une: Trump ou le coup d’éclat permanent

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概要

Et voilà encore et toujours Donald Trump qui, quasiment chaque jour, nous noie dans ses discours interminables et ses affirmations péremptoires et parfois même contradictoires… « Trump nous met dans une essoreuse à information », constate Libération à Paris. « Nous, journalistes, sommes menacés d’être, comme les lapins pris dans les phares d’une voiture fonçant à vive allure. (…) Depuis que Donald Trump est aux affaires, nous sommes submergés d’annonces tonitruantes, d’initiatives éclatantes, de propos hors normes, de décisions révolutionnaires, de menaces en tous genres de la part du président bouffon de la première puissance de la planète. Les relayer toutes à la hauteur de leur caractère transgressif revient à emboîter le rythme incessant, l’accélération stratégique de l’actualité voulue par Donald Trump pour nous ensevelir, nous asphyxier sous son flot d’initiatives, sans que l’on sache si elles constituent de simples annonces ou si elles sont annonciatrices d’évolutions marquantes de la politique américaine aux répercussions forcément mondiales. Ne pas les évoquer, pointe Libération, serait prendre le risque de passer sous silence un tournant majeur dans la politique internationale. (…) Même si plus grand monde ne prend les propos de Donald Trump au sérieux, même si chacun a compris que sa tonitruance est souvent le bruit d’un vide politique, la puissance militaire, économique et technologique de l’Amérique fait de chacun de ses mots un potentiel danger ». Le fossé se creuse avec l’Europe Et le danger actuellement concerne les dirigeants Européens, eux-aussi pris dans les phares de Trump… Le New York Times le constate : « la profondeur du fossé entre le président Trump et l’Europe a été pleinement mise en évidence hier à Davos, en Suisse, où il a exprimé son mépris pour les politiques d’immigration de l’Europe, ses réglementations et son refus catégorique de lui céder le Groenland ». D’ailleurs, à ce propos, rien ne garantit qu’un accord interviendra entre les États-Unis et l’Otan. Rien n’est réglé, pointe encore le New York Times : « une seule chose est claire : les propos de Donald Trump tout au long de la journée ont mis en évidence le peu de points communs qui unissent désormais les États-Unis et l’Europe, longtemps alliés les plus proches. (…) Les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles ce jeudi pour décider de la marche à suivre ». Point de bascule ? Le Temps à Genève s’agace : « à quel moment les Européens cesseront-ils d’avoir peur de celui qui se fait appeler shérif par ses secrétaires d’État ? (…) En politique comme ailleurs, il existe un point de bascule dans les rapports de force. Une fois que le dominant est fragilisé, son image peut changer subitement, tout comme les comportements à son égard. Le mouvement s’inverse alors, parfois de manière rapide. À Davos, la colère de certains Européens monte discrètement, mais réellement, pointe le quotidien suisse. La conquête du "morceau de glace", selon la formule de Donald Trump pour qualifier le Groenland, pourrait être ce point de bascule. Dans le cas contraire, prévient Le Temps, les vrais gagnants de ce conflit historique sont tout désignés : la Chine et la Russie ». Pour le Guardian à Londres, « l’Europe est face à un choix : riposter ou disparaître. (…) Lorsque les dirigeants de l’Union se réuniront ce soir pour leur Conseil européen extraordinaire, ils devront rejeter sans équivoque les exigences de Trump et définir un cadre d’action clair pour des contre-mesures économiques énergiques ». Notamment, préconise le Guardian, leur instrument anti-coercition, le fameux bazooka commercial pour contrer l’explosion des droits de douane américains. « Concrètement, précise Le Devoir à Montréal, il permettrait d’augmenter fortement les droits de douane à l’encontre des États-Unis sur de nombreux produits et services (vêtements, tabac, alcool, mais aussi services des GAFAM), d’interdire l’accès aux marchés publics aux entreprises américaines, ou encore de bloquer les investissements américains en Europe ». Et pendant ce temps, souligne Le Monde à Paris, la Russie se frotte les mains… « Pour le président russe, Vladimir Poutine, qui rêve de voir l’Otan s’effondrer, les aléas de la relation transatlantique sont une aubaine ». Et la presse officielle russe, rapporte encore le journal, se gausse du Danemark, qui, « après s’être attendu pendant des décennies à être attaqué par la Russie, voit finalement le coup venir de l’Otan ».
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