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À l’ère de l’intelligence artificielle, le journalisme doit se réinventer

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Quel avenir pour le journalisme en ce début d'année 2026 ? La profession est constamment remise en question et même menacée, avec le développement exponentiel de l'intelligence artificielle. Chaque année, le Nieman Lab, un think tank rattaché à l'université américaine de Harvard, publie ses prédictions. Des dizaines de notes de personnalités du journalisme qui dressent un constat parfois très pessimiste mais offre aussi des pistes de réflexion pour que les médias s'adaptent et survivent.

L'intelligence artificielle redessine l'architecture même des salles de rédaction, constate Nikita Roy, fondatrice de Newsroom Robots Lab, un site de réflexion sur le journalisme et l'IA. Pour cette jeune journaliste, les médias sont confrontés à des changements majeurs : le public ne se contente plus de lire des informations mais dialogue directement avec l'intelligence artificielle pour obtenir des réponses. L'IA coupe tous les chemins d'accès aux médias et devient une porte d'entrée à l'information, enfin, l'intelligence artificielle devient créatrice d'information puisqu'elle se sert directement des contenus produits par les journalistes pour les recombiner, sans les contextualiser

Dès lors comment continuer à exister pour un média traditionnel ? se demande Nikita Roy, lors d'une récente intervention au Global Media Forum. « La grande question que je pose aux salles de rédaction, c'est : si vous avez passé un accord avec ChatGPT ou pas d'ailleurs, et que vos informations sont consommées par ces bots, comment votre public va savoir qu'il s'agit bien de vos informations qu'ils consomment ? Que devient votre marque quand elle est consommée par une IA au milieu de multiples sources d'informations ? ».

Un réel risque de disparition des médias traditionnels

Le risque d'effacement des marques et de disparition des médias traditionnels est réel, selon plusieurs analystes qui publient leurs prédictions sur le site du Nieman Lab. Mais chacun y va de sa solution. Pour Basil Simon de l'université de Stanford, les médias devront restaurer la confiance avec leur auditoire, en misant sur la technologie. Selon lui, il faudrait développer une sorte de « pass de presse électronique » pour les journalistes qui scellerait cryptographiquement leurs paroles et images. Une information authentifiée contre les fake news véhiculées parfois par l'IA. Pour d'autres, les journalistes doivent cultiver leur différence et offrir des informations singulières, à la manière de marchands de glaces, qui proposeraient des saveurs et des contenants multiples, ironise Rishad Patel, cofondateur de Splice Media. Nick Usher, de l'université de San Diego suggère, lui, de faire un pas de côté. L'année 2026, dit-il, sera celle où les journalistes abandonneront les conférences de presse, car l'information institutionnelle est accessible à tous sur internet et n'apporte aucune plus value. Aller sur le terrain, enquêter, serait la clé.

C'est ce que promeut aussi Alexandra Borchard, professeur à l'Université technologique de Munich, de l'enquête exclusive, du local, de l'information de niche. Les rédactions doivent se concentrer, dit-elle, sur les 5% d'informations qu'une IA n'est pas capable de produire. Que ce soit en utilisant les nouvelles technologies, ou en décrochant leur téléphone à l'ancienne, les journalistes pourront collaborer et apprendre les uns des autres, se réjouit-t-elle, en comblant le fossé intergénérationnel au sein des rédactions.

Aujourd'hui l'économieBulle de l’IA, emploi, croissance: les grands défis de l’intelligence artificielle en 2026

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