«Happy People» de Siân Pottok, retour aux sources au son du kamele ngoni
カートのアイテムが多すぎます
カートに追加できませんでした。
ウィッシュリストに追加できませんでした。
ほしい物リストの削除に失敗しました。
ポッドキャストのフォローに失敗しました
ポッドキャストのフォロー解除に失敗しました
-
ナレーター:
-
著者:
概要
La chanteuse et musicienne Siân Pottok explore ses origines congolaises dans son nouvel EP intitulé Happy People. Cinq titres solaires aux mélodies afro-pop, où elle fait dialoguer sa voix et le son du kamele ngoni, une harpe d'Afrique de l'Ouest. Entourée d'artistes talentueux comme la chanteuse malienne Fatoumata Diawara et le producteur anglais Tom Excell, Siân Pottok évoque les paradoxes de l'être humain, la protection de la planète ou encore la quête du bonheur.
RFI : Vous avez des origines au Congo, en Inde, en Slovaquie et en Belgique. Vous avez grandi entre l'Europe et les États-Unis. Comment toutes ces racines ont-elles nourri votre musique sur votre nouvel EP, Happy People ?
Siân Pottok : Depuis quelque temps, c'est un peu devenu une quête, d'essayer de comprendre d'où je viens. Par le biais de la musique, j'ai trouvé une manière de ressentir ces différentes origines. Sur cet EP, je me focalise surtout sur l'Afrique. Je me suis dit que j'allais commencer un par un. Je me suis vraiment centrée sur l'Afrique. On l'entend dans les sonorités, dans les rythmiques, dans l'instrument que je joue, qui est le kamele ngoni, une harpe d'Afrique de l'Ouest. Tout cela est très teinté Afrique. Après, je compte développer les autres racines dans de nouvelles recherches personnelles.
Vous continuez d'explorer la musicalité du kamele ngoni, cousin de la kora, originaire de Wassoulou. Cet instrument est-il devenu un essentiel pour vous, comme une extension de votre voix ?
Complètement. Cela fait quelques années que j'en joue. Il y a une connexion forte et naturelle avec cet instrument. Je l'ai tenu dans les mains, je me suis dit : « Tiens, c'est cela ». Aujourd'hui, c'est devenu un vrai partenaire qui, en même temps dans la musique, me permet de me libérer de beaucoup de choses. Personnellement, cela me libère aussi intérieurement de beaucoup de craintes. Il y a vraiment eu quelque chose de fort. Il est indispensable aujourd'hui.
Vous avez réalisé Happy People avec le musicien et producteur anglais Tom Excell, spécialisé dans la musique panafricaine, très appréciée sur la scène afropop britannique. Qu'avez-vous appris, avec lui, sur cet EP ?
Pareil, c'est quelqu'un avec qui tout a été naturel et tout a été spontané. Moi je suis déjà spontanée dans la création musicale. Là, c'était une salle de jeux, on sortait les instruments et on s'amusait. Lui, il a structuré toutes les idées qui étaient déjà posées. Cela a été une collaboration qui m'a permis de grandir encore plus et de retrouver en l'autre ce qui me ressemble, de ne pas avoir peur de tester plein de sonorités différentes et de ne pas se figer dans une direction précise.
L'ambiance de l'EP est joyeuse et entraînante, mais quand on écoute les textes, vous évoquez des thèmes profonds, sociétaux, l'écologie, les injonctions au bonheur par exemple. Était-ce important pour vous d'aborder ces thèmes avec une certaine légèreté musicale ?
Tout à fait. Le premier album que j'avais fait, Deep Waters, était assez sombre. Ici, j'avais envie de traiter des sujets sérieux et importants, mais effectivement avec de la légèreté et de l'ironie. Sur certains titres, je me moque même de nous et de notre approche du bonheur, derrière des écrans à fantasmer sur la vie des autres. On est tous dans ce cas. En tous cas, beaucoup de personnes le sont. Cela m'a paru, je ne dirais pas amusant, mais intéressant de le traiter de cette manière.
Votre album précédent, Deep Waters, était assez sombre. Cet EP est plus une élévation vers quelque chose de lumineux. À quoi pensez-vous pour la suite, si vous y pensez déjà ?
J'y pense, oui. Je suis toujours en train de penser à la suite. Justement, Happy People, c'est aussi pour moi une manière de rester dans le moment présent et de profiter du moment. Mais je ne peux pas m'empêcher effectivement de composer et d'avancer. Pour l'instant, tout est assez lumineux et joyeux et je pense que c'est parce que j'ai réellement besoin de me raccrocher à quelque chose de positif pour ne pas être perdue dans tout le chaos et toutes les nouvelles qui nous entourent en ce moment. C'est quelque chose qui me permet de me maintenir. J'aime cette énergie positive et la lumière qui s'en dégage.
Siân Pottok Happy People (Underdog Records) 2026
Facebook / Instagram / YouTube