『«Cheyenne» de Patrick Prugne, peintures de guerres indiennes』のカバーアート

«Cheyenne» de Patrick Prugne, peintures de guerres indiennes

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概要

Inspirée de faits réels, cette nouvelle saga indienne tout en aquarelles raconte l’engrenage qui a conduit au massacre de Sand Creek (1864), un des points d’orgue des guerres indiennes.

Depuis Canoë Bay avec Tiburce Oger (2009), Patrick Prugne est devenu le conteur des « sagas indiennes ». Après Frenchman (2011), Pawnee (2013), Iroquois (2016), Tomahawk (2020) et Pocahontas (2022), albums tous parus aux éditions Daniel Maghen, il est de retour avec Cheyenne dont l’intrigue, basée sur des faits et plusieurs personnages réels, retrace le contexte et les origines du massacre de Sand Creek (Colorado) en 1864.

Les Cheyennes, nation amérindienne des grandes plaines, alliée des Arapahos mais ennemie héréditaire des Pawnees, se nomment eux-mêmes « Tsitsistas », ce qui signifie « le peuple ». Les personnages mis en scène par Patrick Prugne appartiennent au groupe qui, au début du XIXè siècle, s’est installé dans le sud du Colorado.

En jeu, la survie

En suivant Charley et George, deux frères métis nés d’un père blanc et d’une mère cheyenne, le lecteur plonge au cœur des énormes tensions entre les colons et chercheurs d’or qui déferlent sur les grandes plaines de l’ouest américain, et les Indiens soucieux de préserver leurs territoires. Comme le plaide leur chef Black Kettle, les Cheyennes du sud peuvent-ils compter sur la loyauté des soldats de l’armée de l’Union qui leur promettent protection s’ils rejoignent les réserves ? Ou faut-il au contraire emprunter à nouveau le sentier de la guerre, eu égard aux nombreuses trahisons de la parole donnée qui ont émaillé le passé. « Ils nous ont fait beaucoup de promesses, mais ils n’en ont tenu qu’une : ils avaient promis de prendre nos terres et ils les ont prises », dixit le chef de guerre sioux Red Cloud ; la citation trône en quatrième de couverture. L’enjeu est simple : rien moins que la survie, la chasse aux bisons -important moyen de subsistance- étant déjà largement menacée par les chasseurs de l’armée et l’arrivée progressive du chemin de fer.

Les couleurs et les lumières subtiles de l’aquarelle

C’est dans ce contexte que Patrick Prugne déploie son récit, qui se pare des couleurs et des lumières subtiles de l’aquarelle. Les bleus des ciels ou des uniformes, les verts de la nature, les ocres ou les gris des vêtements, des tipis ou de la poussière offrent aux grandes plaines une beauté picturale qui contraste avec la violence symbolique, psychologique, politique et physique subie par les cheyennes ; laquelle ruine les espoirs et les efforts de ceux qui, dans un camp ou dans l’autre, veulent croire à la réconciliation et à la coexistence dans la paix et le respect. En évitant le piège du manichéisme, l’auteur livre ainsi un album profondément humain.

Les planches originales de l’album sont exposées à la Galerie Daniel Maghen à Paris du 22 avril au 16 mai 2026.

Cheyenne, Patrick Prugne (Daniel Maghen).

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