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«Ce qu’il reste de nous», la mémoire palestinienne entre souffrances et espoirs

«Ce qu’il reste de nous», la mémoire palestinienne entre souffrances et espoirs

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概要

À travers une histoire familiale sur trois générations, la cinéaste palestino-américaine Cherien Dabis pose un regard plein d’empathie sur le drame, les souffrances et les espoirs du peuple palestinien. Et explique comment on en est arrivé là où nous sommes aujourd’hui.

L’affiche du film de Cherien Dabis est une photo de mariage. Un moment heureux, en 1978, perdu au milieu de décennies de souffrances. Sur le cliché, trois générations sont alignées en rangs d’oignons. Le plus âgé, Sharif (Mohammad Bakri) a quitté Jaffa trente ans plus tôt, lors de la « nakba » (catastrophe, en arabe), c’est-à-dire l’expulsion et l’exode de quelque 700 000 Palestiniens avant et pendant la première guerre israélo-arabe. Il vit avec le souvenir du paradis perdu, sa grande demeure et ses chers orangers. À ses côtés, son fils Salim (Saleh Bakri), devenu instituteur dans cette Cisjordanie, et son petit-fils Noor encore à l’école. Celui-là même qui se retrouvera, 10 ans plus tard, à lever le poing et à lancer des pierres contre l’occupation israélienne lors de la 1ère intifada.

Histoire intime et familiale

1948, 1978 et 1988 : c’est autour de ces trois années que Cherien Dabis a construit Ce qu’il reste de nous. À de multiples reprises, l’histoire intime et familiale croise les soubresauts d’un conflit qui la dépasse, mais dont elle paye le prix jour après jour.

Fille d’un médecin palestinien et d’une Jordanienne, la cinéaste et actrice palestino-américaine est née aux États-Unis, mais elle a été nourrie par les souvenirs de son père, qui n’est revenu sur sa terre natale qu’une fois devenu citoyen étranger.

Colère, tristesse et souffrance

Si le long-métrage n’est pas réellement autobiographique, il s’inspire d’anecdotes et d’événements traversés par sa famille. À hauteur d’adultes, mais aussi d’enfants, le film lui permet de partager la colère, la tristesse et la souffrance d’un peuple confronté à l’expulsion, à l’exil, au souvenir de la terre perdue, au dénuement, aux humiliations de l’occupation et aux accès meurtriers de la guerre. Impossible de ne pas ressentir d’empathie pour ces réfugiés dépossédés, ces parents traumatisés, ce peuple aux espoirs perpétuellement déçus.

Empathie

À travers ce film, Cherien Dabis espère effectivement permettre au public de se mettre à la place des Palestiniens, dont elle estime que l’histoire a toujours été -et continue d’être- largement occultée. Elle se souvient de cette phrase de son père entendue lors de son premier voyage en Palestine, pour découvrir le village de sa famille : « c’est ça, être Palestinien. Les gens ne nous aiment pas, alors ils nous traitent mal ».

Ce qu’il reste de nous, Cherien Dabis (sortie le 11 mars 2026).

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