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Le Liban, nouvelles ambitions

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L’horizon s’agrandit au Liban ! De l’Amérique à l’Europe, les transports libanais auront vécu une semaine riche en événements. À la Maison Blanche, le président libanais a obtenu du président Trump la reprise des vols directs entre les deux pays. Le même jour en France, les ministres des Transports libanais et français signaient le prolongement d’un accord pour la reconstruction du port de Beyrouth. Six ans après l’explosion des entrepôts sur le port de Beyrouth, le commerce a repris, les bateaux chargent et déchargent. Mais ce n’est pas assez. Marseille-Beyrouth, ports partenaires En signant le renouvellement du partenariat entre le port français de Marseille et le libanais de Beyrouth, Philippe Tabarot, le ministre français des Transports, nous expliquait l’étendue des travaux. Un port performant, dit-il, est un port agrandi, sécurisé, notamment grâce aux outils d’intelligence artificielle utilisés et développés par les armateurs français, et un port, surtout, relié à des routes en bon état : « La France fait du redressement du port de Beyrouth une des priorités de son action au Liban. Et puis, évidemment, la France dispose d’une offre d’électricité qu’on sait largement décarbonée à travers son parc nucléaire, ce qui n’est malheureusement pas le cas du Liban. Nous avons ainsi plusieurs champions industriels qui se tiennent prêts à installer des panneaux solaires sur le port. La performance d’un port dépend aussi de son raccordement aux routes. Il faut continuer de développer les connexions, notamment ferroviaires. » Contexte de guerre au Moyen-Orient La reprise des frappes au Proche-Orient avec la refermeture du détroit d’Ormuz oblige à repenser les routes commerciales. Il est donc envisagé que le Liban fasse partie du corridor Imec (Inde-Moyen-Orient-Europe), pour faciliter les échanges entre les continents. Excellente idée, nous dit l’historienne Christine Babikian Assaf, seulement n’oublions pas tous les freins à de telles ambitions : « Alors, concernant la lenteur dans la reconstruction du port de Beyrouth, c'est une lenteur qui s'applique aussi à toutes les autres réformes réalisées au Liban. Tout ceci dépend d’une vision de l’État libanais sur les voies de communication qui doivent relier le port à son arrière-pays et aux autres pays de la région. Il y a des efforts, l’État est en train de travailler, mais d’une part la situation sécuritaire laisse à désirer et n’oublions pas non plus que nous sommes un pays en faillite qui a absolument besoin d’un secteur bancaire fonctionnel. » Année 2026, l'horizon des transports libanais s'élargit Cette année 2026 aura commencé par d'autres bonus pour le transport libanais. L’Arabie saoudite autorise les exportateurs libanais à utiliser les routes du royaume. L’avantage pour le commerce libanais est de pouvoir acheminer les marchandises en camion vers le Golfe persique en quatre jours. Ce même transport en bateau prend 18 jours ! Reprise des vols directs entre le Liban et les USA Enfin, après la mer et la route, le ciel fait aussi partie de l’horizon libanais. Puisque, cette semaine, après avoir promis la réouverture des vols commerciaux directs entre le Liban et les États-Unis, le président Trump a dit à Joseph Aoun, le président de la République libanaise, qu’il encouragerait d’autres pays à commercer avec le Liban. À lire aussiLiban : cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, une enquête et une reconstruction inachevées
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