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À la Une: les hostilités reprennent entre les États-Unis et l’Iran

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« Pour la deuxième fois depuis la signature de l’accord-cadre américano-iranien le 17 juin dernier, Washington et Téhéran ont replongé dans la confrontation militaire directe, constate Le Figaro à Paris. En réponse aux tirs iraniens sur trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz et en violation du protocole d’accord, les États-Unis ont frappé 80 cibles en Iran hier, dont des systèmes de défense antiaérienne proches du détroit d’Ormuz. […] Quelques heures après, l’Iran a annoncé 85 ripostes contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, siège de la 5e flotte américaine dans le Golfe. » « Le fragile cessez-le-feu ne tient plus qu’à un fil », soupire pour sa part Le Monde. « Trump, maître autoproclamé de "l’art du deal", dit n’avoir jamais rencontré partenaire aussi fourbe que le régime théocratique. "Je ne veux plus négocier avec eux. Ce sont des pourritures. Ils [les Iraniens] sont dirigés par des personnes malades. Ils sont vicieux, violents, menteurs", égraine le président américain qui, quelques jours plus tôt, décrivait ces mêmes dignitaires comme des personnages rationnels ». Trump embourbé La guerre totale va-t-elle reprendre ? « Donald Trump est tellement imprévisible, souligne le Wall Street Journal, qu’il est impossible de savoir s’il est sérieux lorsqu’il affirme que le cessez-le-feu est "terminé". Il pourrait le rétablir demain. Mais il a raison de dire que le régime iranien lui fait perdre son temps, pointe le quotidien américain. Téhéran est passé maître dans l’art de la manœuvre. Vingt jours après le début des soixante jours de négociations prévues par le mémorandum d’entente, les pourparlers nucléaires ont à peine commencé. Au lieu de cela, le régime iranien s’est employé à accroître son contrôle sur le détroit d’Ormuz tout en exportant des milliards de dollars de pétrole. » La seule certitude, pointe le Washington Post, c’est que Trump et son administration sont « embourbés dans une guerre impopulaire qu'ils semblent incapables de terminer, à moins de quatre mois des élections de mi-mandat ». Et finalement, constate le site américain Axios, cette « guerre, qui a débuté dans le but de réduire les capacités balistiques de l’Iran et de détruire ce qui restait de son programme nucléaire, s’est transformée en un conflit sans fin pour le contrôle du point de passage énergétique le plus important au monde : le détroit d’Ormuz. […] La diplomatie est au point mort pour l’instant et la pression militaire est de nouveau au cœur de la stratégie du président Trump ». France-Maroc : le duel entre amis À la Une également, France-Maroc ce soir pour une place en demi-finale de la Coupe du monde de football. « Une autre histoire », s’exclame L’Équipe en première page. « Après le combat électrique contre le Paraguay, la France retrouve le Maroc, une équipe redoutable qu’elle connait bien et qu’elle avait réussi à écarter il y a quatre ans en demi-finales du Mondial 2022 ». Alors, implore le quotidien sportif, « il est l’heure, après Paraguay-France, de ramener les Bleus vers le jeu, les arabesques et la foudre, les domaines choisis de ses attaquants formidables. Mais la marge est infiniment plus fine qu’il y a quatre ans. Le Maroc a compensé certains manques sous l’effet des binationaux et de l’expérience accumulée, tant en 2022 que lors de la dernière CAN où il a assumé la pression médiatique et populaire, et ses manières dans la transition peuvent faire souffrir la défense française ». « Choc royal », lance Le Parisien en manchette. « Ce soir, ils seront nombreux à être tiraillés entre les deux équipes, avec un morceau de cœur de chaque côté de la Méditerranée. Ils aimeraient sûrement qu’il n’y ait que des gagnants. Cela n’arrivera pas. Espérons que les Bleus sortent victorieux de ce duel entre amis, s’exclame Le Parisien, et que le football, malmené ces derniers jours par les polémiques liées à l’arbitrage ou à la Fifa, retrouve ce goût de fête que nous aimons tant, peu importent les couleurs de nos maillots ».
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