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En mer Baltique, exercices de l'Otan à bord d’une frégate française

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Le sommet de l’Otan commence ce mardi 7 juillet à Ankara, en Turquie. Quel va être le futur de l’Otan et tous les pays de l’Alliance sont-ils prêts à la défendre ? Sur la frégate française qui a participé aux grands exercices maritimes Baltops, personne n’en doute. Ces exercices existent depuis 1972 et visent à renforcer la cohésion entre les Alliés et à réaffirmer la volonté de défendre cette région limitrophe de la Russie.

De notre correspondante dans la région,

Sur la passerelle, la situation est tendue. Tout le monde a revêtu sa tenue d’alerte, une cagoule et des gants ignifuges et des lunettes. Le commandant en second : « Là, nous sommes en entraînement pour le tir. Donc, nous allons tirer avec le canon 100 mm, le canon 20 mm et la mitrailleuse arrière sur des ballons qui simulent des aéronefs qui nous arrivent dessus à grande vitesse. On s’est toujours entraîné contre les menaces aériennes. On a évidemment rajouté les nouvelles menaces qu’on peut voir dans les différents conflits qui nous entourent, évidemment les drones dont on entend beaucoup parler. »

Au niveau inférieur se trouve le Central Operations. C’est le lieu le plus secret de la frégate où se trouvent tous les écrans qui surveillent la mer. Les équipes de l’enseigne de vaisseau Kevin s’entraînent à réagir si un aéronef ne réagit pas aux sommations d’identification. Un exercice qui s’est aussi fait à plusieurs pendant Baltops : « C’est comme ça que l’on est les meilleurs. Aujourd’hui, on a la chance de pouvoir partager notre situation en liaison radio ou en liaison satellite. On est vraiment monté en gamme dans la richesse des informations que l’on peut partager avec les navires de l’Otan. »

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La Baltique, un espace stratégique sous surveillance

Tout au long des deux semaines d’exercice, les marins français se sont entraînés avec les Alliés à se ravitailler en mer, à déminer un territoire pour escorter des unités dites précieuses ou arraisonner des navires suspects. Le commandant de la frégate Martin Redoutey : « En étant présent, on envoie ce message de détermination sur notre capacité à mener des opérations complexes pour défendre le territoire des pays de l’Otan. »

La mer Baltique concentre une partie importante des échanges commerciaux mondiaux. Protéger les voies maritimes dans une région de plus en plus stratégique est nécessaire. Les Alliés ne sont pas seuls. La Russie est aussi riveraine et montre sa présence. Quand un Tupolev, un avion russe de combat, est repéré, tout le monde s’active. Le commandant Martin Redoutey : « À une dizaine de kilomètres du bateau, on a certainement un aéronef probablement de nationalité russe qui est en transit, qui a un profil qui est stable. Là, on voulait s’assurer de la cinématique et des intentions de cet aéronef. Il ne présente pas de difficulté particulière. »

En mer Baltique, même en exercice, la vigilance des Alliés ne retombe jamais.

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