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À la Une: Trump toujours plus riche

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« Entre un conflit au Moyen-Orient, qu’il a lui-même déclenché et dont l’issue n’est pas perçue comme favorable, une inflation galopante et un taux de popularité en baisse, Donald Trump traverse une période délicate (sur le plan politique), constate Le Figaro à Paris. En revanche, les affaires du businessman qu’il n’a cessé d’être, sont au beau fixe, s’exclame le journal. Le président américain a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison-Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026, selon Forbes. L’information a été dévoilée avant-hier par le Bureau d’éthique gouvernementale. Comme ses prédécesseurs, le magnat de l’immobilier est en effet légalement obligé de faire la lumière sur son patrimoine et ses revenus une fois par an. Un garde-fou censé protéger le pays de la prévarication, pointe Le Figaro. Les 900 pages qui couvrent l’année 2025 démontrent pourtant une inquiétante confusion des genres entre les intérêts financiers de Donald Trump investisseur et Donald Trump, 47ᵉ président des États-Unis. » En effet, précise le Washington Post, « désormais, la majeure partie des revenus de Trump provient des cryptomonnaies et des activités connexes que son administration réglemente. » Interrogé par le journal, Lee Reiners, maître de conférences à l’université Duke, précise : « Depuis son retour au pouvoir, il gagne plus d’un milliard de dollars par an grâce aux cryptomonnaies, alors que son administration définit les règles de régulation de ces dernières. » Commentaire cinglant de Norm Eisen, ancien conseiller en éthique de la Maison-Blanche sous la présidence de Barack Obama, toujours dans le Washington Post : « Il s’agit d’une corruption d’une ampleur qui n’a que peu d’équivalents dans l’histoire mondiale. Cela s'explique, poursuit-il, par le fait qu’on n’a jamais vu auparavant un président prêt à monétiser pleinement le Bureau ovale. » À lire aussiDonald Trump a gagné plus d’un milliard de dollars dans les cryptos depuis son retour au pouvoir Retour de bâton politique ? « Même en supposant que tout cela soit légal, il s’agit d’une utilisation indécente de la présidence à des fins d’enrichissement familial », dénonce pour sa part le Wall Street Journal. « Difficile de croire que les fils Trump (qui gèrent la fortune familiale) auraient pu conclure les mêmes accords si leur père n’avait pas occupé le Bureau ovale. » Et le quotidien financier américain de prévenir : « Cela aura un coût politique pour les Républicains. Si les Démocrates reprennent le contrôle de la Chambre ou du Sénat en novembre, ils auront tout intérêt à enquêter sur les transactions de la famille Trump. Les accusations de corruption au sein du Parti républicain résonneront jusqu’en 2028 (prochaine année présidentielle). » Au sein de l’opposition démocrate, c’est le tollé. Pour Juliana Stratton, gouverneure-adjointe de l’Illinois et candidate démocrate au Sénat, citée par le Guardian à Londres, « l’avidité sans bornes de Trump est répugnante. Il utilise sa fonction de président pour amasser des milliards alors que les familles américaines peinent à subvenir à leurs besoins essentiels. » Gavin Newsom, gouverneur de Californie, affirme, lui, que ces révélations sur la fortune du président « montrent exactement » comment Trump a géré le marché des cryptomonnaies en s’enrichissant, alors que de nombreux investisseurs ont perdu de l’argent. À lire aussiÉtats-Unis: une loi historique pour encadrer les cryptomonnaies Trump s’est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs Enfin, ce commentaire du Monde à Paris : « Avec Donald Trump, le pari des Pères fondateurs sur l’exemplarité des présidents des États-Unis est perdu. Personne ne se hasardera à partir à la recherche des vertus d’une présidence associée à la corruption la plus évidente et à une soif d’enrichissement. (…) Avec l’accroissement constant du périmètre du pouvoir exécutif, sanctifié par une Cour suprême acquise au principe d’une présidence quasi impériale, et le mépris du droit et des faits, la dissolution de la notion de conflit d’intérêts constitue la signature de ce second mandat. Entouré de courtisans en quête de faveurs, contrairement au premier mandat au cours duquel il devait composer avec un entourage parfois capable de lui résister, Donald Trump s’est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs. » Et Le Monde de rappeler cet avertissement lancé par Adam Schiff, élu démocrate chargé d’instruire le premier procès en destitution de Donald Trump, en janvier 2020 : « Les Pères fondateurs ne pourront pas nous protéger contre nous-mêmes si le droit et la vérité ne comptent plus. » À lire aussiProcès en destitution: ...
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