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À la Une: les négociations Iran/USA en Suisse qui occupent ce matin une bonne partie de la presse internationale.

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La plupart des journaux proposent de suivre en direct cette actualité. On peut suivre les portes qui claquent minute par minute. Alors on cherche les pas de côté : celui de Haaretz en Israël par exemple. Le quotidien israélien de centre gauche raconte comment l'AIPAC, aux États-Unis, se trouve aujourd'hui dans une posture très inconfortable. L'AIPAC, c’est le Comité des affaires publiques américano-israéliennes. Haaretz rappelle que l'AIPAC défend les intérêts du gouvernement israélien à Washington depuis des décennies, et que depuis les années 1970 en particulier, il a accumulé un pouvoir politique et financier énorme grâce à ses activités de lobbying et à son implication dans la vie politique électorale, en ciblant les parlementaires des deux partis. Mais aujourd'hui les temps ont changé. L'énergie et les sommes déployées par l'AIPAC pour torpiller le plan Obama sur l'Iran il y a dix ans lui avaient déjà valu les foudres des Démocrates, mais voilà qu'aujourd'hui les Républicains sont eux aussi divisés quant à l'extrémisme de l'AIPAC. Un nombre croissant de Républicains, écrit Haaretz, accusent l'AIPAC de tenter d'exercer un contrôle indu sur le gouvernement américain et d'avoir poussé Trump à se joindre à Netanyahu dans la guerre contre l'Iran. Résultat : l'AIPAC traverse une crise d'identité, écrit le journal. Les négociations vues également du Liban L'Orient-Le Jour aborde l'importance du volet libanais dans les discussions en Suisse. Le quotidien croit savoir que le sort du Hezbollah est au centre de ces discussions. « Les négociations avec l'Iran porteront sur la transformation du Hezbollah en un parti politique et social, affranchi de toute activité militaire », écrit le quotidien libanais, qui énumère les défis que cela représente, y compris le traitement des armes appartenant au mouvement. Leur démantèlement nécessitera un processus graduel s'étalant sur une longue période, pouvant aller jusqu'à trois ans, révèle L'Orient-Le Jour à Beyrouth. Un protocole d'accord USA / Iran qui arrive trop tard, estime le Washington Post. Et le journal se fait le porte-parole des agriculteurs américains. Il y a un long reportage à découvrir qui dit bien le dépit du monde rural aux États-Unis. À moins de six mois des élections de mi-mandat, c'est un élément crucial pour Donald Trump. Le quotidien rappelle que les électeurs ruraux approuvaient la politique économique de Trump à 45 % — ils ne sont plus que 31 % à la soutenir. « Il n'y a plus aucune joie à travailler dans cette ferme. Quand on travaille seize heures par jour et qu'à la fin de l'année, il faut emprunter pour payer ses impôts, il n'y a plus aucun plaisir. Ça n'en vaut tout simplement plus la peine. » Les mots de Tyson, 55 ans, agriculteur en Caroline du Nord — à lire dans le Washington Post. Colère contre Trump en Albanie En l'occurrence contre le gendre et la fille du président américain. On vous a parlé ici même des protestations en Albanie contre un complexe immobilier que souhaitent installer Jared Kushner et Ivanka Trump avec le soutien des autorités albanaises. Ce reportage est à lire dans le Guardian. Et une colère qui va bien au-delà du projet immobilier. « Ce gouvernement ne nous représente plus — il a choisi de représenter des investisseurs oligarques », déclare Ina Shkurti, une jeune Albanaise très remontée. « Ce que nous voulons, c'est une nouvelle Albanie », ajoute Justina Prenga, 24 ans. « Nous sommes la génération Z et nous disons "ça suffit" — notre pays n'est pas à vendre ». En France, cette canicule qui inquiète Et qui énerve ! « C'est un ras-le-bol généralisé qui gagne progressivement les parents d'élèves de toute la France », raconte Le Parisien. « Une colère sourde, doublée d'une inquiétude, qui, ces derniers jours, a vu de nombreuses familles prendre le taureau par les cornes pour tenter de lutter contre les effets de la canicule ». Le journal raconte comment des parents d'élèves excédés se chargent eux-mêmes de faire ce qu'il faut pour rafraîchir les salles de classe. Il y a ces habitants de Bougival, à l'ouest de Paris, qui ont fourni à l'école des ventilateurs et des tuyaux d'arrosage. Ceux de Nantes qui repeignent en blanc les fenêtres des salles de classe pour filtrer les rayons du soleil. Et puis à Paris, situation kafkaïenne, dit le journal : des parents à qui une école dit non quand ils proposent des ventilateurs… refus pour raison de sécurité… de quoi les agacer encore un peu plus. En période de canicule, les esprits aussi s'échauffent.
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