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À la Une: l’attitude de Donald Trump

À la Une: l’attitude de Donald Trump

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« Emmanuel Macron et les Européens saluent le changement d’attitude de Donald Trump, écrit Le Figaro à Paris. (…) Pas de doute pour le président français, ce sommet du G7 est objectivement une réussite alors qu’il démarrait dans un contexte extrêmement difficile de fragmentation du monde, de crises et de conflit ». Du sommet du G7 à Évian au dîner sous les ors du château de Versailles, « Emmanuel Macron savoure son succès : "L’UE et les États-Unis de nouveau unis" », titre la Repubblica. Pourtant, ce n’était pas gagné raconte le New York Times, mercredi, « le président américain a indiqué que s’il n’était pas satisfait de l’accord sur le nucléaire iranien, il pourrait le dénoncer et reprendre les bombardements sur le pays ». Ce revirement à quelques heures de la fin du sommet du G7 rappelle que tout peut arriver avec Donald Trump. « Le véritable mystère est notre persistance à être surpris par son inconstance », analyse la chercheuse Elizabeth Sheppard Sellam dans les colonnes de la Croix. Mais au final, sur la guerre en Iran comme sur celle en Ukraine, les dirigeant du G7 ont signé une déclaration commune. « Le document cite nommément Trump pour le féliciter le son action », précise le Washington Post (…). « Si c’est le prix à payer pour obtenir une baisse des prix du pétrole, pas de problème », réagit un diplomate dans les colonnes du Figaro. Signature à Versailles Le protocole d’accord avec l’Iran que Donald Trump a signé hier soir au Château de Versailles aux côtés d’Emmanuel Macron. Les 14 points de ce protocole d’accord ont été révélés hier, ce qui a alimenté les critiques concernant les concessions faites à l’Iran. « L’accord de Donald Trump avec l’Iran est le fruit d’ambitions irréalistes pour une guerre intenable », titre le Guardian à Londres. « Les États-Unis sont entrés en guerre avec des objectifs maximalistes et en sortent avec une décision pragmatique de mettre fin au conflit, malgré le coût politique que cela implique », poursuit le quotidien britannique. Donald Trump en sort « la parole de l'Iran de ne pas construire de bombe nucléaires, sans aucune mention du programme de missiles balistiques et avec le Hezbollah célébrant une "victoire" car le protocole d’accord a instauré un cessez-le-feu au Liban »? Bien que les Iraniens aient subi des pertes considérables durant cette guerre, « ils sont sortis de cette confrontation avec la puissance militaire la plus puissante du monde en prouvant qu'ils pouvaient utiliser le chaos économique comme une arme », estime Le New York Times. Renforcer le Hezbollah Un « deal » qui figure aussi à la une de la presse au Proche-Orient. « L’accord avec l’Iran doit affaiblir et non renforcer le Hezbollah, affirme le Jerusalem Post dans son éditorial. Ce cadre international « semble privilégier le calme régional au démantèlement de la menace (…) Israël ne peut pas accepter cela ». « Qui a conduit Israël vers un suicide diplomatique : Donald Trump ou Benyamin Netanyahu ? », s’interroge Haaretz. Selon le quotidien israélien, la rupture est consommée avec l’alliée américain. « La marge de manœuvre d'Israël pour riposter militairement a été restreinte de manière sans précédent. (…) La capacité d'Israël à attaquer les installations iraniennes dépend d'une coordination logistique, de renseignement fournis par les États-Unis et d’un consentement, au moins tacite, de Washington ». Ce qui semble désormais plus compliqué à obtenir. De son côté, l’Agence de presse iranienne Mehr indique que « l'appareil diplomatique iranien, bénéficiant du plein soutien du peuple, avait obtenu un texte qui sert les intérêts du pays ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères rappelle également que « l’Iran n’avait jamais abandonné ses alliés et qu’un cessez-le-feu au Liban était aussi important pour Téhéran ». Le Liban dans l’attente Au Liban, la population espèrent que les armes se taisent enfin dans le sud du pays, où malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, Israël mène toujours des opérations contre le Hezbollah, le mouvement armé pro-iranien. Pour L’Orient-Le Jour à Beyrouth « à regarder l’accord conclu entre Washington et Téhéran, une réalité saute aux yeux : chacun semble y avoir trouvé son compte ». Le Liban, lui, « hérite d’un Sud dévasté, d’une occupation qui perdure et d’un avenir qui continue à être discuté ailleurs. En somme : le Liban paie la facture », résume le quotidien libanais.
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