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À la Une: Paris est une fête…

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Facile de reprendre ce titre du célèbre roman d’Hemingway pour entamer cette revue de presse. Facile mais évident au vu des titres de la presse française ce matin : « Paris fête ses rois », s’exclame Le Parisien. Après leur sacre samedi soir, les footballeurs du PSG ont été « accueillis comme des dieux », s’extasie le journal. « Environ 90 000 personnes ont assisté hier au retour des Champions d’Europe au Champ de Mars à Pars, transformé en gigantesque fan-zone »/ « La fête des maîtres », s’amuse L’Equipe. Référence calembouresque à la fête des mères qui était célébrée également hier… « Comme l’année dernière, relève le quotidien sportif, les Parisiens ont allègrement savouré les heures qui ont suivi leur sacre européen. Entre Budapest et Paris, où ils sont pu communier avec leur supporters, pointait déjà l’ambition de remettre ça, une fois de plus, dans un an ». Le Monde jubile également : « avec le plaisir d’un épisode caniculaire enfin arrivé à son terme, et malgré un soleil caché par une enfilade de nuages parfois pluvieux, ou les restes d’une nuit fiévreuse, Paris rayonnait hier au moment d’accueillir ses héros du ballon rond, au lendemain du deuxième sacre de rang du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Un an jour pour jour après la conquête de leur première étoile, les Parisiens, partis de Budapest en début d’après-midi, ont retrouvé leurs terres, et les clameurs d’un public qui n’a jamais cessé de croire en la possibilité d’un doublé ». Gloire et… honte Le Figaro enchaine : « cette équipe est belle car elle brille par un jeu collectif exceptionnel. Elle n’est pas, comme auparavant, que l’expression de quelques stars. On n’a pas fini de l’habiller de superlatifs, d’en chanter la virtuosité, d’en redemander encore et encore. (…) On applaudit (donc), poursuit Le Figaro, mais, déplore-t-il, l’exploit n’excuse ni ne justifie les scènes de guerre vues avant, pendant et après le match, jusqu’au bout de la nuit. Exactement comme l’année dernière. Plusieurs quartiers de Paris et de quelques villes de province ont été mis à sac. Tirs de mortiers, vitrines brisées, voitures brûlées. Affrontements en ligne avec les forces de l’ordre ». Et Le Figaro de s’interroger : « va-t-on s’habituer encore longtemps à ces rituels inacceptables ? Peut-on tolérer que l’unité nationale, si belle dans la gloire, puisse être déchiquetée par la honte qu’inspirent certains dans le pays ? Ces jours-là, on ne peut s’empêcher de penser que la France est effectivement malade ». « Un orgasme collectif violent et extatique » Libération pour sa part nous propose une double Une. D’un côté : « PSG, naissance d’une légende », et de l’autre : « Edgar Morin, mort d’une légende ». Comment concilier ces deux informations qui n’ont a priori rien à voir ? Libération rapporte des extraits de l’ode au football que le philosophe avait écrite en 1998 lors de la première victoire de la France en Coupe du monde. « Une ode au foot qui n’a pas pris une ride », pointe le journal. En effet, il y a presque 30 ans donc, Edgar Morin écrivait : « la stratégie de l’équipe doit s’élaborer en imaginant la stratégie de l’adversaire et comporte aussi une contre-stratégie. Chaque équipe doit s’appliquer non seulement à construire son jeu, mais aussi à déconstruire celui de l’adversaire ». Libération cite encore ce propos du philosophe : « l’attente d’un but est si tendue, si angoissée, […] elle coûte tant d’efforts et d’énergie, que le "goal" déclenche […] un orgasme collectif violent et extatique. » Quant à la séance des tirs au but : « nulle stratégie n’abolit le hasard, explique Edgar Morin. Tout match comporte beaucoup d’aléas, […] et certains entretiennent l’incertitude jusqu’à la fin ». Incroyable, souligne Libération, « notre philosophe centenaire parle football comme s’il avait suivi la finale quelques heures après sa mort devant sa télé ». Condamné à porter le poids du monde sur ses épaules… Enfin, cette photo qui a fait le tour du monde des médias et que l’on peut voir notamment sur le site du New York Times : le parisien Marquinhos qui réconforte sont compatriote brésilien Gabriel après son penalty manqué samedi soir… Commentaire du New York Times : « cela ne changera jamais à moins qu’une meilleure solution ne soit trouvée pour départager un match nul après prolongation : la cruelle réalité des tirs au but. Un joueur, voire plusieurs, se retrouvera condamné à porter le poids du monde sur ses épaules pendant des années pour avoir manqué une action individuelle dans un sport collectif. Cette responsabilité, et la prise de conscience qu’elle engendre, est absolument écrasante ».
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