Après ses revers au Mali, l'influence de la Russie scrutée à la loupe
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概要
Au Mali, les forces russes n'ont pas pu empêcher ou contrer les attaques coordonnées entre les jihadistes du JNIM, lié à al-Qaïda et les indépendantistes du FLA dans le nord du pays. À Kidal, elles se sont même retirées. La question de la perte d’influence de la Russie est désormais posée.
C’est un coup dur pour la crédibilité des troupes russes de l’Africa corps, qui a succédé au groupe Wagner. Un coup d’autant plus dur que l’Africa Corps avait été organisé pour être beaucoup mieux intégré et beaucoup plus directement dirigé par l’armée russe. C’est donc un échec beaucoup plus direct. La situation est rendue d’autant plus difficile par la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, considéré comme l’un des architectes du rapprochement de son pays avec la Russie.
Une forme de méfianceLe doute existe désormais et le Kremlin tente de limiter les dégâts Les autres pays de l’alliance des États du Sahel sont très prudents. Ils n’ont pas apporté leur aide au Mali. Ils sont eux-mêmes confrontés au phénomène djihadiste et ils bénéficient beaucoup moins de l’appui russe. Tout juste quelques centaines de soldats pour le Burkina Faso et le Niger.
Il y a donc peut-être une forme de méfiance. Le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a répondu à l’appel des rebelles à la Russie de quitter le pays : « La Russie poursuivra, y compris au Mali, la lutte contre l'extrémisme, le terrorisme. Et elle continuera d'apporter son aide aux autorités en exercice ».
Exemples frappantsMais ce n’est pas la première fois que la capacité de la Russie à aider ses partenaires est mise en doute. Dans une situation qui ressemble un peu à celle du Mali, avec la pression djihadiste, la Russie a été incapable de sauver le régime syrien, se contentant d’évacuer vers Moscou le dictateur Bachar El-Assad et sa suite.
La Russie est encore présente sur place, mais sa posture a été considérablement réduite et la presse russe se fait l’écho d’une diminution encore plus importante sur la base aérienne de Hmeimim. Dans un registre très différent, il y a d’autres exemples frappants. L’enlèvement du président Vénézuélien, Nicolas Maduro, par les États-Unis Il n'y a eu qu'un soutien verbal. Même chose pour l'Iran au moment des frappes israélo-américaines. La Russie a aussi perdu son cheval de Troie hongrois en Europe avec la défaite de Viktor Orban.
Accès privilégiéIl faut cependant relativiser. La Russie continue à vendre du pétrole à la Hongrie, et cela reste un moyen de pression. Elle est encore présente en Afrique. Vladimir Poutine continue à être écouté. Rien que depuis la chute de Kidal, il a reçu le ministre des Affaires étrangères iranien pour une nouvelle marque de soutien. Il garde son accès privilégié à Donald Trump. Il lui a parlé pour l'alerter sur les conséquences dommageables de nouvelles frappes en Iran.
On verra s'il est entendu. C'est que fondamentalement la Russie n’a pas d'amis ou d’alliés, en tout cas très peu de pays avec lesquels elle a des accords de défense. Elle n’a que des intérêts. Des intérêts qu’elle est prête à sacrifier s’ils ne lui apportent rien. Sa priorité absolue du moment est ailleurs. En Ukraine, où son influence est bine réelle, avec des conséquences dramatiques.
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