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En quittant l'Opep, les Émirats arabes unis envoient un message à leurs voisins et au monde

En quittant l'Opep, les Émirats arabes unis envoient un message à leurs voisins et au monde

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概要

C’est aujourd’hui la dernière journée où l’Opep, l’organisation des pays exportateurs de pétrole compte les Émirats arabes unis parmi ses membres. Le pays a décidé d’en sortir dès demain. Au-delà des conséquences économiques qui seront importantes mais sans doute davantage visibles après un éventuel déblocage du détroit d’Ormuz, c’est un signal géopolitique important.

C’est une sorte de déclaration d’indépendance par rapport à une organisation dominée par l’Arabie saoudite, plus gros producteur au monde. C’est un nouvel épisode de la rivalité entre les deux États, une rivalité personnelle aussi, entre Mohamed Ben Zayed, dit MBZ, émir d’Abou Dabi et président des Émirats, et Mohamed Ben Salman, dit MBS, prince héritier et dirigeant de fait de l’Arabie Saoudite. Les deux dirigeants autrefois proches, sont désormais à couteaux tirés dans de multiples régions et cette décision relève d’une certaine forme de logique.

Contrôler les routes maritimes

Ça commence tout près de chez eux, dans la péninsule arabique. Plus précisément au Yémen où les deux pays se sont engagés au départ il y a une dizaine d'années contre la rébellion houthie soutenue par l’Iran et en faveur du président chassé de la capitale. Sauf que désormais l’Arabie saoudite soutient les forces loyalistes et les Émirats soutiennent les séparatistes du Conseil de transition du sud. Objectif est contrôler l’Ouest de l’océan Indien et l’accès au détroit de Bab El Mandeb qui commande l’une des principales routes maritimes du monde, qui relie l’Asie à l’Europe via la mer rouge et le canal de Suez.

Investissements massifs en Afrique

C’est pourquoi cette rivalité s’étend au-delà de la péninsule arabique. En face, donc en Afrique et notamment au Soudanla guerre, qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde, est entrée dans sa quatrième année. L'Arabie saoudite y soutient les forces armées soudanaises qui contrôlent la capitale, et la ville de Port-Soudan, sur la mer Rouge. Les Émirats, bien qu’ils s’en défendent officiellement, soutiennent militairement les paramilitaires des FSR. Les émirats se sont aussi implantés en Libye, contre le gouvernement de Tripoli.

Ils se sont associés également au Tchad par des financements importants. Des chercheurs ont établi qu’une base pour entrainer les FSR a été financée par des fonds émiriens en Éthiopie Si les Émirats sont aussi implantés dans la région, c’est qu’ils ont investi massivement en Afrique pour accéder aux ressources du continent et eux aussi contrôler les routes commerciales. Ils sont le premier investisseur en Afrique via des entreprises d’État et ont même dépassé la Chine.

Axe israélo-américain

Tout cela donne aux Émirats une position de plus en plus importante dans le grand jeu international. Contrairement à l’Arabie saoudite, ils ont signé les accords d’Abraham et ont normalisé leurs relations avec Israël. D'ailleurs, ils travaillent directement avec l’état Hébreu dans la corne de l'Afrique où ils contrôlent le port de Berbera, au Somaliland, qu’Israël est pour l’instant le seul pays à avoir reconnu.

En quittant l’Opep, que Donald Trump accuse de maintenir des prix du pétrole élevés, ils se sont donc encore rapprochés de l'axe israélo-américain. En décidant de vendre leur pétrole seul pour pouvoir en vendre davantage quitte à le vendre moins cher, ils espèrent à la fois renforcer leur position, leurs investissements et les protéger le cas échéant.

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