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À la Une: médias publics et démocratie

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概要

« L’indépendance des médias publics est le signe d’une démocratie saine ». C’est le thème de l’éditorial du Soir à Bruxelles. Le Soir qui s’insurge contre cette tendance qui fait jour ici et là à vouloir « museler les médias publics et s’en servir comme outil de propagande. C’est l’objectif de nombre de partis, et pas que populistes ou d’extrême droite, une fois qu’ils prennent le pouvoir, en coupant les citoyens de l’accès à une source d’information crédible pour les abreuver de leurs seules "vérités". (…) En Europe, précise le quotidien belge, la Hongrie était l’exemple le plus extrême de cette mainmise. Mais l’audiovisuel public slovaque a, lui aussi, été "soumis" au gouvernement Fico, la Rai (en Italie), placée sous haute surveillance de Meloni, et les médias publics polonais sous celle du PiS lorsqu’il était tout-puissant. Cette évidence prend aujourd’hui de plus en plus les allures d’un signal d’alarme et d’un rappel à l’ordre, pointe Le Soir : l’indépendance des médias publics, garantissant des sources vitales d’information, est l’un des signes clés d’une démocratie saine. L’Union européenne l’a compris en la bétonnant dans la loi sur la liberté des médias et en multipliant les procédures d’infraction contre les États. » Et, relève encore Le Soir, « la multiplication de ces mises sous tutelle explique aussi la forte inquiétude qui règne en France suite au déroulement de la commission d’enquête sur la neutralité et le fonctionnement de l’audiovisuel public. » Fusions et économies… Une commission dont les conclusions seront rendues publiques… En effet, au bout de six mois d’auditions et après quatre heures de débats tendus hier, les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ont voté en faveur de la publication du rapport signé du député ciotiste Charles Alloncle, à 12 voix contre 10. Mais déjà, les grandes lignes de ce rapport ont fuité dans la presse… « Dans les quelque 80 mesures ébauchées par le député UDR, précise Libération, figurent notamment la fusion de France 5 et France 2 en une "grande chaîne généraliste", tandis que France Info et France 24 seraient refondues dans une seule entité. Le but ? Un milliard d’euros d’économies, réaffectées à l’entretien du patrimoine et au désendettement de l’État. L’élu du parti d’Eric Ciotti propose aussi de revenir à une nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par le président de la République, après avis du Parlement et avis "conforme" de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. "Un retour à l’ORTF", se sont offusqués plusieurs députés. » « Scandaleux ! » Et la presse de gauche s’insurge… « Après l’adoption du rapport sur l’audiovisuel public, l’extrême droite se frotte les mains », commente le site Mediapart. « Jusqu’au dernier moment, l’écosystème Bolloré a pesé de tout son poids pour alimenter cette offensive contre le service public ». « Le scandaleux rapport Alloncle adopté de justesse à l’Assemblée », peste L’Humanité. Un rapport qui « provoque de vives inquiétudes, à la fois par la demande de suppressions de chaînes et stations, mais aussi par un dénigrement organisé de la parole d’autrui ». Des méthodes contestées… Pour sa part, La Croix parle d’« occasion manquée : cette commission d’enquête sur la neutralité et le fonctionnement de l’audiovisuel public s’était donnée pour mission d’interroger la gestion, la ligne et les pratiques de ce secteur essentiel à la vie démocratique dans notre pays. Mais après plusieurs mois de travaux, force est de constater que les auditions menées par le rapporteur, Charles Alloncle, avaient un objectif tout autre, affirme La Croix. Dirigées dans un climat accusatoire, prenant parfois des airs de maccarthysme, bon nombre d’entre elles avaient pour but non de contrôler mais de mettre au pilori le service public. Un climat délétère qui a conduit à plusieurs incidents de séance et à une polarisation accrue. » Enfin, pour Le Figaro, « quoi que l’on pense des méthodes du rapporteur de la commission d’enquête parlementaire, s’interroger sur le fonctionnement d’une entreprise publique financée chaque année à 4 milliards d’euros par les contribuables n’a rien de scandaleux. Les discussions ont notamment permis de mettre en cause le bon usage de cette masse considérable d’argent public, comme l’avait déjà fait la Cour des comptes dans un rapport particulièrement sévère ».
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