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Nécrologie d’une énergie fossile: et si on enterrait le pétrole?

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概要

Alors que se tient le sommet de Santa Marta en Colombie pour l'abandon progressif des énergies fossiles, hommage à l'or noir, synonyme de progrès, de confort, de croissance économique mais aussi de pollution, de crise climatique et de guerre. RFI s'accorde un peu d'humour en imaginant l'enterrement du pétrole. Un règne sans partage. La toute-puissance du pétrole va-t-elle finir par se fissurer sous la pression de la crise climatique ? Une cinquantaine de pays sont actuellement réunis en sommet à Santa Marta en Colombie (jusqu’au 29 avril), tous favorables à un abandon progressif des énergies fossiles, surtout le pétrole, le charbon et le gaz, les premiers responsables du réchauffement climatique. Il est encore trop tôt pour enterrer le pétrole, même s’il suffirait de le laisser à sa place, sous terre, pour qu'on en finisse et qu'il meure de sa belle mort. Mais si nous nous permettons un peu d'humour à RFI, voici un peu de politique-fiction : la nécrologie du pétrole – n'applaudissons pas pendant cet hommage. Le pétrole est naturel Imaginons que nous apprenons, avec une certaine émotion, la disparition du pétrole à l'âge d'environ 150 ans pour son utilisation moderne. Bien qu'il soit bien plus ancien, né il y a des dizaines de millions d'années de la décomposition de matières organiques, végétaux, bactéries : il n’y a rien de plus naturel que le pétrole. Ses premiers usages apparaissent sous l’Antiquité : le pétrole servait par exemple à rendre étanche la coque des bateaux en bois. Mais c’est à partir du XIXe siècle qu'il rencontre la gloire. On s’en sert d’abord pour s’éclairer, en abandonnant l’huile de baleines. Mais le pétrole entre dans la force de l’âge en 1859, quand le colonel Drake met au point le premier puits de pétrole en Pennsylvanie aux États-Unis. L'or noir explose ensuite avec le moteur à combustion. Un moteur de croissance Il fut le moteur de l'humanité au XXe siècle. Un moteur de croissance économique. Première source d'énergie au monde. Le pétrole nous a chauffés, nous a fait voyager sur les routes et dans le ciel. Il nous a aussi habillés, soignés. Enfants, on s’est amusé avec des jouets en pétrole. Il fut le plus fidèle compagnon de nos vies, de notre intimité ; il y a du pétrole dans une brosse à dents ou dans un préservatif. On était les rois du pétrole, même quand on n’en avait pas. Il y a presque une nostalgie du pétrole et de son âge d’or : les Trente glorieuses, cette incroyable période de prospérité du monde occidental, au milieu du XXe siècle, rendue possible grâce à un pétrole abondant et bon marché. Avec lui, tout semblait si facile, si léger, comme un samedi soir devant la télé, où se pressaient des millions de Français pour regarder le feuilleton américain Dallas, « patrie du dollar, du pétrole ». Une drogue dure Glamour, le pétrole ? Il existe même une marque de shampooing qui s’appelle Pétrole Hahn, parce que les ouvriers des premiers puits de pétrole, en Pennsylvanie, étaient réputés pour leur pilosité remarquable. C’est dire à quel point le pétrole nous a aveuglés : on s’est drogués au pétrole, en ignorant ses effets secondaires. C'est le côté noir de l'or noir : le pétrole nous a tout donné, y compris la pollution et le réchauffement climatique. Quand on crame en un siècle ce qui a mis des millions d’années à se former, cela fait quelques dégâts. Le pétrole était une richesse et il est devenu un problème, en représentant un tiers des émissions de CO₂, le principal gaz à effet de serre. Le pétrole, ce sont aussi des chocs (pétroliers), des marées noires qui ont tué des milliards d’oiseaux, de poissons et de coraux, tout ce qui fait la beauté du monde. On a aussi fait la guerre pour du pétrole, au Moyen-Orient en particulier. Petit ange parti trop tard On ne pourra pas complètement s’en passer, mais depuis la publication du faire-part de décès du pétrole, les hommages et les larmes sont nombreux. Les compagnies pétrolières (Shell, Exxon, BP ou Total) pleurent leur raison d'être et de s’enrichir – 3 000 dollars par seconde, selon le calcul que l'ONG Oxfam publie aujourd’hui. On entend aussi des sanglots (des cris ?) s'échapper du Bureau ovale de la Maison-Blanche. RIP cher pétrole. Repose en paix, petit ange parti trop tard.
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