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Somalie: au Puntland, le changement climatique crée des déplacés de la sécheresse [1/4]

Somalie: au Puntland, le changement climatique crée des déplacés de la sécheresse [1/4]

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概要

Au nord de la Somalie, la région autonome dénommée Puntland fait face à une sécheresse jamais vue. À cause du changement climatique, ces épisodes extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses dans la région. Conséquences : des milliers de personnes doivent fuir pour trouver de l'aide ailleurs, dans des villages qui eux-mêmes peinent à survivre.

Vu du ciel, le Puntland, au Somalie, n'est que sable et cailloux à perte de vue. Une fois sur terre, on aperçoit des chèvres et chameaux morts au bord de la route. C'est la troisième année sans pluie dans la région. « Venez, je vous emmène au point d'eau », glisse Abshir Ali, le chef du village d'Usguure. Devant lui, se tient un bassin de récupération d'eau de pluie qui alimente environ 100 familles. Il est vide depuis un an. « On n'a jamais vu une sécheresse pareille. Les années précédentes, on avait un soutien financier, notamment d'associations comme Save the Children, mais c'est différent cette fois-ci », relève Abshir Ali.

À cause des coupes budgétaires dans l'aide humanitaire internationale, il est désormais plus difficile de faire face au changement climatique. Les conséquences sont très concrètes comme l'explique Mohamed Ismael, un habitant d'Usguure de 80 ans : « Ici, les gens vivent grâce aux animaux. Dieu leur donne la pluie, le bétail donne du lait et de la viande. Et aujourd'hui, il n'y a plus rien. »

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Les habitants sont les victimes du changement climatique

À une dizaine de kilomètres d'Usguure, les villageois, déjà très démunis, doivent désormais faire face à l'arrivée d'éleveurs nomades en quête d'aide. C'est le cas d'Abdi Farah, 70 ans. Avec ses deux épouses et leurs 22 enfants, ils vivent dans un abri fait de branches et de nattes. Autour d'eux, des buissons secs et épineux et des plaines rocailleuses à perte de vue. « La solidarité du village diminue car chacun doit assurer sa propre survie », constate Abdi Farah. Il montre l'endroit où il entasse les carcasses de ses chèvres mortes de maladies ou de malnutrition. Sur les près de 700 bêtes qu'il possédait, seule une centaine a survécu à la sécheresse. Une situation dont témoigne Fatima, sa fille de 11 ans : « Les animaux ne sont pas en bonne santé. Ils sont souvent malades et très maigres. C'est à cause du manque de pluie. »

Près de Fatima, se tient sa mère Abshira, avec son bébé de trois semaines dans les bras. Malgré le déplacement de la famille près d'un village, les besoins de base ne sont pas assurés : « C'est très difficile car nous n'avons pas d'eau, pas de nourriture et très peu de nutriments pour le bébé et moi. »

Les habitants de cette partie du Puntland sont les victimes d'une guerre sans armes et sans issue : celle contre le changement climatique. La Somalie n'est pourtant responsable que de 0,03% des émissions de CO2 de la planète.

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