『Y a-t-il de la vie sous les éoliennes et les panneaux solaires?』のカバーアート

Y a-t-il de la vie sous les éoliennes et les panneaux solaires?

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概要

Le plan français d'électrification de l'énergie, dont le gouvernement vient de dévoiler une partie, passe notamment par les énergies renouvelables. Eolien et photovoltaïque peuvent nuire à la biodiversité, mais pas toujours. L'électrification est en marche. Le Premier ministre français a dévoilé vendredi soir une partie du plan destiné à renverser la tendance énergétique, pour que la France se sèvre un jour des énergies fossiles, en misant davantage sur le nucléaire et les énergies renouvelables, qui produisent de l'électricité sans émettre de gaz à effet de serre. Elles peuvent toutefois porter atteinte à la biodiversité. Il y a de la vie sous les panneaux solaires et les éoliennes, mais il y a aussi des morts. Les centrales photovoltaïques, d'immenses champs plantés de panneaux solaires, peuvent nuire à l'activité de certaines espèces, comme les pollinisateurs, notamment les abeilles. « Ces pollinisateurs visitent beaucoup moins la végétation qui est sous les panneaux pour deux raisons principales, détaille Raphaël Gros, professeur à l'Université d'Aix-Marseille et à l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie. On a beaucoup moins de fleurs. Et puis ces abeilles ne vont pas rencontrer des conditions très intéressantes à leur activité. Il fait en été un peu plus frais, c'est à l'ombre... » Des impacts contrastés Mais cette ombre des panneaux solaires a aussi des atouts. Dans les zones arides, l'ombre peut favoriser un microclimat et la végétation peut s'y développer. Ailleurs, le manque de lumière peut aussi avoir un effet stimulant. « On constate par exemple des situations où la végétation est assez abondante, pour pas dire assez luxuriante. Par le manque de lumière, les plantes devoir trouver des solutions pour aller capter cette lumière. Et généralement, elles produisent davantage de feuilles ou des feuilles qui sont plus longues. Mais c'est aux dépens des fleurs », explique Raphaël Gros. Les impacts des panneaux solaires sur la biodiversité sont souvent contrastés, en fonction des écosystèmes, des endroits où ils sont implantés. Comme le soleil, le vent est une énergie gratuite, sans pollution. Mais les éoliennes, sur terre et en mer, peuvent tuer les oiseaux, surtout quand elles sont installées sur les routes migratoires. Elles peuvent aussi tuer les chauve-souris attirées par les petites lumières qui clignotent pour que les avions les repèrent. Les chauve-souris peuvent mourir juste en s'approchant : le changement de pression de l'air (avec l'extrémité des pâles qui tourne à 200 km/h) provoque des hémorragies internes. Enfin, des études ont aussi montré que les éoliennes pouvaient tuer des milliards d'insectes. L'effet récif Les éoliennes en mer ont aussi un impact sur la faune marine. Le bruit du chantier peut tuer des animaux. En tout cas les perturber fortement. Mais il peut y avoir aussi des effets positifs. Les socles des éoliennes forment des récifs artificiels, pour des algues, des moules, ce qui attire toute une population d'espèces marines. Et si la pêche y est interdite, ce sont des refuges pour les poissons. Mais en France, à ce jour, rien de tel n'est prévu. « Là, il y a un vrai enjeu, estime Cédric Marteau, le directeur général de la LPO (la Ligue pour la protection des oiseaux). Est-ce qu'on suit les travaux scientifiques sur ce qu'on appelle l'effet récif pour voir un peu si s'y concentrent des poissons, des coquillages et comment tout cela se dynamise, à condition évidemment de ne pas les prélever ? En France, on n'a aucune certitude qu'il n'y aura pas de pêche dans les zones de parc. » Il peut y avoir conflit entre climat et biodiversité mais on doit concilier les deux, et on le peut. « Que cette volonté de diminution des impacts climatiques se fasse au détriment du vivant, ce n'est pas acceptable, insiste Cédric Marteau, de la LPO. On a fait la démonstration que les secteurs favorables étaient évidemment beaucoup plus nombreux que nécessaires pour la production qui est envisagée. Donc évidemment, n'opposons pas ces deux politiques publiques qui sont des politiques d'urgence. » Pour lutter contre la crise climatique, on a besoin des renouvelables, mais on a besoin aussi de la biodiversité.
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