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Égypte: des obligations citoyennes pour financer la dette publique

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概要

Le gouvernement égyptien a récemment lancé « l'obligation citoyenne ». Il s'agit d'un bon du Trésor à destination des particuliers avec un taux avantageux. Accessible dans tous les bureaux de poste du pays, l'initiative est un succès pour un État qui cherche par tous les moyens à réduire son ratio de dette publique par rapport au PIB.

Avec notre correspondant au Caire,

Diversifier la dette publique à tout prix : c'est l'objectif affiché par Maï Adel, vice-ministre des Finances. Depuis son bureau au 15e étage du ministère, elle confie : « L'Égypte dispose d'une liquidité importante, mais notre principal obstacle sur le marché domestique est la concentration. Cette culture d'investissement direct dans les bons du Trésor, les obligations ou les titres publics n'est pas encore répandue dans le pays. »

Pour y remédier, le gouvernement de Moustafa Madbouli a lancé en février une « obligation citoyenne ». Ce titre, d'une durée de 18 mois, offre un rendement annuel de 17,75% à l'ensemble de la population via les bureaux de poste. Ce grand succès a permis d'atteindre les populations sans comptes bancaires et les personnes en dehors de la capitale.

La vice-ministre en fait un bilan positif : « Nous avons constaté un fort engouement de la part des clients, et beaucoup de gens ont même commencé à se demander ce qu'était une obligation lors de cette première opération qui n'a duré que trois semaines. Puis, nous avons ouvert et clôturé à la mi-mars. Le montant total s'est élevé à 5,6 milliards de livres égyptiennes. »

Un succès toutefois à relativiser

La dette publique égyptienne atteint aujourd'hui 84% du PIB, rappelle Mohammed Ramadan. Selon l'économiste au sein d'une ONG locale, il faut relativiser ce succès : « Beaucoup de personnes ont participé, mais le montant total collecté par le gouvernement reste encore très faible. » Pour lui, cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large, la recherche de financement en dehors du secteur bancaire par le gouvernement.

« Les bureaux de poste constituent traditionnellement une épargne pour les Égyptiens les plus modestes. La plupart des comptes ou portefeuilles sont de petits montants, 10 000 ou 50 000 livres. L'objectif est simplement de mobiliser cet argent à moindre coût », souligne-t-il.

Malgré ces limites, le ministère des Finances entend poursuivre sur cette lancée. Fort du succès de l'opération, il a déjà annoncé une nouvelle émission d'obligations citoyenne à la mi-avril.

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