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À Londres, une école produit son électricité grâce à un projet solaire local

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概要

Un quartier qui se cotise pour acheter des panneaux solaires et devenir auto-suffisant en énergie, à moindre coût : pour l’instant, c’est encore une utopie, mais au Royaume-Uni, plusieurs coopératives tentent de s’en approcher. Le gouvernement vient d’ailleurs d’annoncer des financements pour encourager le développement de ces systèmes. Emeline Vin a visité une école de Londres qui s’est lancée dans l’énergie communautaire.

À 500 mètres de la gare Eurostar de St Pancras, à Londres, sur le toit d’un lycée, 200 panneaux solaires ont été installés, il y a deux ans, par l’association Power Up North London. « Nous avons un accord sur 20 ans. Nous, nous fournissons l’endroit, et nous nous engageons à acheter l’électricité pendant 20 ans – le prix ne bouge pas ! Power Up possède les panneaux, les fait fonctionner et s’occupe de la maintenance pendant 20 ans. L’école n’a pas dû fournir de capital, c’était vraiment gagnant-gagnant », explique Julian Race, le gérant commercial du lycée Regent’s School.

Les panneaux solaires fournissent 10% de l’électricité de l’établissement. Les week-ends et les jours de vacances, l’énergie non utilisée est rachetée par le réseau national – une économie de 45 000 euros par an pour l’école. « Ça nous protège un peu contre les variations de prix [de l’énergie]. Ces installations nous rendent un peu plus autonomes. Et dans le quartier, les habitants constatent ce qui peut être fait à l’échelle locale. Et en plus, on rejette moins de CO2 qu’avant ! », dit-il.

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Un impact social au-delà de l’énergie

Les économies pourront aussi aller à des actions de lutte contre la pauvreté, qui concerne 7 élèves sur 10 du lycée. Dans le nord de Londres, Power Up a déjà lancé une quarantaine de projets similaires : des particuliers, souvent des riverains, achètent des actions à 100 ou 200 euros. La présidente Tanuja Pandit explique le principe : « Les actionnaires investissent avec un objectif de 4,5% d’intérêts en plus de récupérer leurs apports. C’est un investissement, pas un prêt ».

Power Up ne s’arrête pas à la pose de panneaux solaires ou de pompes à chaleur. « Dans cette école, on organise des clubs "énergie verte" pour sensibiliser les élèves. Ils en parlent ensuite à leurs parents, qui en parlent autour d’eux... Les impacts, tangibles ou non, sont nombreux », ajoute-t-elle.

Un modèle en expansion mais encore limité

À l’échelle du pays, il existe plus de 600 organisations comme Power Up North London, qui produisent l’équivalent de la consommation annuelle de 213 000 maisons. À Londres, la pionnière, c’est Giovanna Speciale. Pour elle, l’énergie communautaire pourrait, à terme, représenter une solution nationale, à une condition : « Les normes doivent changer, il y a trop d’obstacles. Chaque site nous demande un travail exorbitant. Déjà que seule une minorité de bâtiments peut prétendre [à accueillir des panneaux solaires], cela dépend entièrement de la motivation et de l’investissement des acteurs, beaucoup n’ont tout simplement pas les ressources, ce n’est pas leur priorité ».

Le gouvernement britannique doit investir un milliard de livres sterling dans les mois qui viennent pour soutenir la création de nouveaux projets d’énergie communautaire.

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