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Face au PFAS, la difficile dépollution de l’eau

Face au PFAS, la difficile dépollution de l’eau

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概要

Depuis cette année, l’analyse de 20 PFAS – les fameux polluants éternels – dans l’eau potable est obligatoire en France, en application d’une directive européenne. La détection d’autres polluants, notamment des PFAS à chaînes courtes, plus petits donc, suivra l’année prochaine. Détecter et surtout extraire les micro-polluants comme ces PFAS, les résidus de pesticides dégradés et autres perturbateurs endocriniens est un défi, un défi qui aura un coût. Au cœur de cette usine-pilote du Sedif, le Syndicat des Eaux d'Île-de-France, des tubes sont empilés sur plusieurs étages. C’est là que l’eau est débarrassée d’une partie des pesticides, des polluants éternels ou d'autres résidus de médicaments. Le secret, c'est l'utilisation de membranes, révèle Camille Pain-Le-Quere, ingénieure chez Franciliane et en charge du suivi de la structure pilote. « Une membrane, c'est un matériau filtrant qui, avec la pression, va permettre de retenir certains composés de l'eau. Ce sont des membranes spiralées. En fait, vous avez l'eau qui rentre et l'eau propre qui ressort au centre, montre-t-elle. Ce sont des membranes qui mélangent la nanofiltration et l'osmose inverse. Et la nanofiltration, on est sur 1/1000 de micron. Donc, toutes ces molécules qui sont plus grosses que 10⁻⁹ mètres sont retenues. » Derrière les tubes, de petits robinets permettent de recueillir de l’eau propre et de l’eau presque aussi limpide, mais contenant tous les polluants filtrés. Faute de solution à grande échelle, ils retourneront dans la Seine. Cette usine permettrait de réduire de 90% la quantité des 20 PFAS dont la détection est désormais obligatoire dans l’eau potable. Mais Thomas Martin, responsable des études de faisabilité au Sedif, ne peut pas dire avec précision combien il en reste : « On est aux limites de détection des appareils analytiques en laboratoire, indique-t-il. On a du mal aujourd'hui à quantifier les millionièmes de gramme par litre d'eau potable mis en distribution. » En tous cas, ce procédé filtrerait les polluants bien au-delà de la liste réglementaire. « Les membranes arrêtent ce qu'on connaît aujourd'hui, mais arrêtent aussi ce qu'on ne connaît pas », s’enthousiasme Guillaume de Stordeur, responsable de la communication du Sedif. À écouter dans C'est pas du ventLes PFAS, ces polluants éternels qui contaminent toute l’humanité Les usagers paient la facture Un avantage vu l’investissement nécessaire. « Le montant total d'investissement est de l'ordre de 1 milliard d'euros à mettre au regard des 4 millions d'usagers, poursuit ce responsable du Sedif. Ce coût d'investissement sera répercuté sur la facture finale du consommateur d'eau potable. » Selon les territoires, l’impact pour le consommateur pourrait être plus ou moins significatif, regrette l’UFC-Que Choisir. Selon Olivier Andrault, chargé de mission au sein de l'association, pour enlever les pesticides et les nitrates, il faudrait au moins 1 milliard d’euros par an. « Et c'est pour protester contre cette injustice que l'UFC-Que Choisir a diffusé aux consommateurs cette fausse facture de 1 milliard d'euros, pour la renvoyer aux décideurs, et notamment au préfet, explique le chargé de mission. Car ce sont eux qui ont le pouvoir de décider de protéger nos sources d'eau potable avec des mesures interdisant l'utilisation de pesticides à proximité des sources d'eau les plus sensibles. » UFC-Que Choisir souhaiterait une augmentation de la taxe sur l’utilisation des pesticides. En ce qui concerne les PFAS, une redevance est mise en place pour les industriels qui en rejettent dans l’eau. À lire aussiPFAS: une vaste enquête journalistique révèle le coût astronomique de la dépollution en Europe
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