L'information à l'épreuve de la guerre au Moyen-Orient et de la censure
カートのアイテムが多すぎます
カートに追加できませんでした。
ウィッシュリストに追加できませんでした。
ほしい物リストの削除に失敗しました。
ポッドキャストのフォローに失敗しました
ポッドキャストのフォロー解除に失敗しました
-
ナレーター:
-
著者:
概要
La guerre continue au Proche et Moyen-Orient. Les frappes visent plusieurs pays de la région où il est parfois difficile de s’informer sur les cibles visées et sur leur efficacité.
Cela commence évidemment par l’Iran, où le régime des mollahs est passé maître dans l’art de la censure et du blocage des réseaux de communication. Cela s’est vu pendant la répression brutale et meurtrière des manifestations des 8 et 9 janvier et cela continue pendant cette guerre. Peu de sources indépendantes sont disponibles pour obtenir et confirmer les informations. Il n’y a que quelques journalistes indépendants qui sont autorisés à travailler comme le correspondant de RFI sur place, Siavosh Ghazi, que l’ensemble de la presse francophone mondiale nous envie.
Contrôle renforcé dans le golfeMais c’est aussi le cas dans les pays de la région qui sont frappés par les drones et missiles iraniens. Les monarchies du golfe Persique ne sont pas réputées pour leurs vertus démocratiques. Et cela se voit aussi dans le traitement de l’information. Au Qatar, plus de 300 personnes ont déjà été arrêtées pour publication et partage d'images ainsi que de ce qui est appelé « informations trompeuses » lors des attaques de l'Iran. Des arrestations aussi à Bahreïn pour avoir filmé et partagé des images des attaques, des actes de trahison selon le ministre de l’Intérieur. En Arabie saoudite, la possibilité de filmer des installations énergétiques et des zones diplomatiques était déjà restreinte. Partout, il faut aussi composer avec les images créées par intelligence artificielle.
Censure sévère en IsraëlCe n’est pas vraiment mieux dans les pays qui ont déclenché l’attaque. Et pourtant, ce sont des démocraties. Mais en Israël, il existe une censure sévère depuis des décennies sur les opérations militaires. Et c’est une tendance qui se renforce sur ce conflit. Interdiction des directs télévisés de la ligne d’horizon d’où arrivent les attaques. Interdiction de filmer les images des interceptions de la défense antiaérienne par le fameux Dôme de fer qui fait la fierté du pays et interdiction de filmer les dégâts des attaques iraniennes ou du Hezbollah depuis le Liban.
La presse sous pression aux États-UnisMais le pays où la situation a le plus changé, c’est les États-Unis. Terminée la guerre en direct sur les chaînes d’information comme lors de l’invasion de l’Irak en 2003. Pas de reporters embarqués avec l’armée. Cette fois-ci, l’armée américaine communique assez peu au-delà du nombre de ses frappes.
Au cours de ses points de presse, le secrétaire à la guerre Pete Hegseth s’en prend aux médias accusés de privilégier des informations mensongères ou en tout cas de ne pas montrer le conflit sous un jour assez positif. Il s’en prend notamment à CNN, qui va passer sous le contrôle de Paramount et de la famille Ellison, proche de Donald Trump. Autre proche de Donald Trump, Brendan Carr, patron du régulateur américain de l’audiovisuel, menace les groupes de médias qui présenteraient la guerre de manière déformée selon lui de perdre leur autorisation d’émettre. Ils auraient donc beaucoup à y perdre financièrement. Et entre une couverture équilibrée du conflit et les comptes qu’ils rendent à leurs actionnaires, le choix pourrait être assez rapide.