Cambodge: «Une main vers le ciel», les Khmers rouges entre mémoire, vengeance et justice
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概要
À mi-chemin entre la fresque historique et le roman d’action, Une main vers le ciel raconte le Cambodge des Khmers rouges, de la chute de Phnom Penh à la traque des génocidaires.
Le premier chapitre est plein de tendresse : celle qui unit Khieu à son oncle -devenu son second père après le décès tragique de ses parents -. Le vieil épicier ne sait pas lire, mais il a voulu donner à son neveu les moyens de réussir en l’inscrivant au Lycée français de Phnom-Penh. Leur relation est altruiste et pleine de délicatesse, face aux accélérations de l’Histoire.
Ce 17 avril 1975 est un tournant : les Khmers rouges entrent dans la capitale cambodgienne, et s’en prennent aux partisans du maréchal Lon Nol forcé à l’exil. Mais ce n’est que le début : l’évacuation forcée des villes et la répression de l’Angkar –le parti communiste- de Pol Pot feront près de deux millions de morts.
Camp de rééducationLa plume de Jean-Christophe Boccou taille dans le vif lorsqu’il évoque la violence déployée par les anciens maquisards communistes : « les doctrines changent, les mains aussi, mais il y a toujours une lame, et une gore coupable à trancher -au nom de la justice, au nom de la sauvegarde du régime, au nom du nom », écrit l’auteur qui transporte ses personnages dans un camp de rééducation dirigé par un tortionnaire cruel et exalté, dont le ton vire au « lyrisme hystérique » lorsqu’il s’adresse à ses hommes. Un sinistre personnage nommé Vorn qui sera son tortionnaire, et qu’il s’efforcera de retrouver lorsque sonnera l’heure des comptes.
CETCCar après avoir échappé à l’enfer, Khieu saura se montrer digne des espoirs de son oncle : il deviendra juge d’instruction auprès des Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) mis en place par les Nations unies pour traduire en justice les principaux dirigeants encore en vie du régime khmer rouge entre 2001 et 2023. Et il participera même directement à la traque de son ancien bourreau, reconverti en organisateur de combats de boxe clandestins en région parisienne.
Au-delà des péripéties d’une narration addictive et des personnages hauts en couleurs, le roman interroge aussi le rapport au souvenir et à la transmission. Il pose aussi la question de la frontière entre la justice et la vengeance. Et rappelle à quel point les stigmates du génocide et de la guerre continuent de hanter les Cambodgiens où qu’ils soient dans le monde.
Une main vers le ciel, Jean-Christophe Boccou (La manufacture de livres).