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À la Une: la perspective d’une Troisième Guerre mondiale à l'ordre du jour

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概要

Le Times pose d’emblée la question : « S’agit-il simplement d’une guerre du Golfe ? Ou du début de la Troisième Guerre mondiale ? » Rien n’est encore sûr, estime le quotidien britannique. Plusieurs questions restent en suspens, pour pouvoir dire qu’il s’agit d’une Troisième Guerre Mondiale notamment « le temps que durera la guerre », « la capacité des Iraniens à maintenir fermé le détroit d’Ormuz », ou encore « la capacité des États-Unis à maintenir l’approvisionnement en pétrole si la guerre s’éternise ».

Le Monde, de son côté, ne parle pas de Troisième Guerre mondiale mais estime « qu’Israël et les États-Unis sont pris au piège d’un conflit asymétrique qui risque de durer, quinze jours de bombardements intensifs ayant provoqué de lourdes pertes pour le régime iranien et le Hezbollah, mais n’ayant pas mis fin aux ripostes sur Israël et les pays du Golfe, laissant entrevoir une guerre longue ».

Le Monde a interrogé Andreas Krieg, spécialiste du Golfe au King’s College de Londres, qui énumère les points marqués par l’Iran depuis le début de la guerre : « Si vous pouvez faire monter les prix du pétrole, déstabiliser les marchés du gaz naturel liquéfié, inquiéter les assureurs, perturber le transport aérien et amener les investisseurs à se demander si le Golfe reste un environnement opérationnel prévisible, alors vous déplacez la guerre sur un terrain où l’acteur militaire le plus fort, est beaucoup moins à l’aise ».

Médias sous pression

Aux États-Unis, les médias sont priés de ne présenter cette nouvelle guerre du Golfe que sous des aspects positifs. La pression est de plus en plus forte sur les médias américains. Et c’est ni plus ni moins le chef de la Défense américaine, Pete Hegseth, qui est à la manœuvre, explique le Guardian. « Il tient à présenter l’opération comme un succès et critique vivement les journalistes qui ne la décrivent pas sous un jour favorable ».

Lors d’une conférence de presse, vendredi, Pete Hegseth « a accusé les journalistes de minimiser les prétendus gains de Washington sur le champ de bataille », nous dit le quotidien britannique. Le secrétaire à la Défense s’en est particulièrement pris à CNN, déclarant : « Plus tôt David Ellison prendra les rênes de cette chaîne, mieux ce sera ». « Ellison, explique le Guardian, est un allié de Trump, favori pour racheter Warner Brod Discovery, la société mère de CNN… »

Une élection à surveiller de près

Les Français sont appelés aux urnes demain. « Municipales : dernier scrutin test avant la présidentielle », titre Le Figaro. « Concurrencés par le Rassemblement national et la France insoumise, qui les menacent jusque dans leurs fiefs, les Républicains et le Parti socialiste vont tenter de conserver leurs bastions », ajoute le quotidien français. « À un an de la présidentielle, le grand test municipal », titre, lui aussi, le quotidien Libération, qui met en avant la situation internationale. « Dans le contexte de tensions mondiales, et avec une présidentielle dans toutes les têtes, estime le journal, « ce cru 2026 revêt une importance particulière. Son issue pèsera lourd sur le paysage politique qui accompagnera le macronisme finissant ».

Le quotidien La Croix, lui, publie une chronique de la philosophe Marie Grand, selon laquelle, « le vote, largement considéré comme l’acte démocratique par excellence, montre pourtant ses limites : la majorité peut se tromper, être manipulée, ou léser les plus fragiles. D’où l’urgence à défendre la délibération et l’État de droit, remparts contre les dérives majoritaires ». « La logique délibérative, précise encore la philosophe, vise à faire évoluer les préférences individuelles en élevant la compétence moyenne de l’électeur ». Pourra-t-il le faire grâce à l’intelligence artificielle ? Rien n’est moins sûr, et pourtant, selon Le Parisien, « un Français sur deux envisage de recourir à l’intelligence artificielle pour se renseigner sur la politique ». « Un phénomène qui n’est pas sans risque », remarque le journal.

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