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L’Esma, centre des crimes contre l’humanité de la dictature argentine

L’Esma, centre des crimes contre l’humanité de la dictature argentine

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概要

Grâce aux archives de la dictature argentine et aux témoignages des parties civiles dans les procès, nous vous racontons le rôle de l’Esma, centre de détention emblématique de la terreur d’état du Général Vidéla (1976-1983). Surnommé le « Hitler de la Pampa » par les Argentins, le dictateur a mis en œuvre des centaines de centres de détention clandestins dans toute l’Argentine.

Il a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité, des crimes aujourd’hui considérés « légitimes » par l’actuel président d’extrême droite.

Mais quel a été le rôle de l’Esma, l’École de mécanique de la marine à Buenos Aires ?

L’Esma, l’École de mécanique de la marine à Buenos Aires a été le plus grand centre de détention, de torture et de disparitions forcées des opposants à la dictature argentine de 1976 à 1983. Pour comprendre et expliquer cliniquement l’«inimaginable », nous revenons sur l’archéologie de ce lieu emblématique de la répression, et sur ce que sont les crimes contre l’humanité.

Parmi les 5 000 personnes détenues, seules 300 environ en sont rescapées. L’atrocité des crimes s’est prolongée au-delà de ces murs, avec la traque jusqu’à l’étranger et les traumatismes intimes et collectifs qui perdurent : disparition des corps, vol des enfants, falsification des traces, spoliation des biens comme nous pouvons l’entendre aux sons de nos archives sonores.

Si l’Esma est un des plus terrifiants symboles de la dictature, de quoi le terrorisme d’État des années 70 est-il le nom ? Persécution de l’ennemi intérieur dans toutes les dimensions de son existence, perversité des interactions et revenus économiques tirés de ce dispositif. Face à cette expérience d’anéantissement, les processus de mémoire, vérité et justice, ainsi que le travail des chercheurs, archivistes et juristes sciences sont essentiels.

Avec nos invitées :

- Marina Franco, membre fondatrice du Centre d’Histoire du temps présent de l’École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales à Buenos Aires, chercheuse au CONICET, Conseil national de la recherche scientifique et technique en Argentine (francophone en studio)

- Martine Sin Blima, conservatrice du Patrimoine aux Archives nationales de France, et responsable notamment des archives filmés des procès de crimes de génocide et crimes contre l’humanité

- Monica Swaig, juriste pour les parties civiles dans les procès (téléphone, francophone).

Aux sons de nos archives. Merci à Laurence Sarniguet de la sonothèque de RFI.

À lire : Crimes contre l’humanité à l’Esma. Anatomie d’un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983)

Dirigé par Marina Franco et Claudia Feld, avec les contributions de Hernán Confino, Rodrigo González Tizón (historiens), Luciana Messina (anthropologue) et Valentina Salvi (sociologue) et Alice Beriot pour la traduction (doctorante en anthropologie politique).

« Ce livre est en cela un avertissement sur « ce que le pouvoir illimité peut faire aux individus, sur le danger que représente la montée de l’autoritarisme niant le droit à l’existence de certains, et sur les formes les plus subtiles que peut prendre la cruauté ». Note des éditions Anamosa.

À découvrir notre nouveau podcast Africaines Queens, l’histoire racontée par les femmes elles-mêmes !

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