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Roberto Vannacci, dynamiteur de l’extrême droite italienne?

Roberto Vannacci, dynamiteur de l’extrême droite italienne?

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概要

L’ancien général italien de 57 ans, propulsé numéro deux de la Ligue du Nord en 2024 à la suite d’un succès de librairie, a finalement rompu avec le parti de Matteo Salvini qu’il juge trop modéré. Au Parlement européen où il siégeait au sein du groupe des Patriotes, il rejoint celui des Nations Souveraines (qui comprend l’AfD allemande). Une défection dont les secousses se font sentir jusqu’à Rome, au sein de l’extrême droite italienne et de la coalition formée par Georgia Meloni. Ce ne sont que quelques sièges situés un peu plus à droite dans l’hémicycle européen. Mais le transfert de Roberto Vannacci du groupe des Patriotes à celui des Souverainistes européens a été scruté avec beaucoup de nervosité au sein de l’extrême droite italienne. La défection a été actée ce lundi 9 mars à l’occasion de la session plénière du Parlement européen, et elle suit de quelques semaines la création par l’ancien général italien de son propre parti, « Futur National », avalisant sa rupture définitive avec la Ligue du Nord. « Futur National est un vrai parti de droite, déclarait l’ancien protégé de Matteo Salvini le 5 mars dernier à Rome. Une droite authentique, sincère et fière, une droite qui n’a pas honte d’être de droite et qui s’inscrit fermement dans ses principes et ses valeurs ». Sous-texte : la Ligue du Nord et les Fratteli d’Italia de Georgia Meloni auraient trahi la droite souverainiste, « anti-woke » et anti-européenne que les deux partenaires de coalition étaient censés défendre. Fort de sa popularité et de sa présence dans les médias italiens, le nouveau chef de parti vise un électorat précis, celui des « déçus du melonisme ». Des électeurs de droite et d’extrême-droite qui reprochent à la dirigeante italienne d’avoir fait trop de concessions à l'Otan et à l’UE dans sa quête de normalité, critiquant son soutien à l'Ukraine et une politique jugée trop molle à l'égard de l'immigration. Fiel «anti-woke» Au départ, il y a un livre auto-édité, un ouvrage gorgé de fiel anti-progressiste : « Le monde à l’envers », publié par le général italien à l’été 2023. Le succès est monumental : le livre se vend à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires et les plateaux télé s’arrachent le nouveau héraut de l’extrême-droite italienne, malgré ses attaques ad hominem et ses déclarations outrancières. «Le ministre de la Défense Guido Crosetto, co-fondateur et membre des Fratelli d’Italia, est littéralement tombé de son fauteuil lorsqu’il a lu le livre, souligne Giuseppe Bettoni, professeur de géographie et de politique à l'Université Unitelma Sapienza de Rome . « L’ouvrage est empli de déclarations outrancières qui ont valu à son auteur des accusations d’homophobie, de racisme, de sexisme… En outre, comme tout fonctionnaire, et surtout les militaires, il aurait dû demander la permission à ses supérieurs, chose qu'il n'a pas faite… et il a été puni pour ça. » À lire aussiExtrême droite italienne: quand la Ligue du Nord renaît de ses cendres Sanctionné par l’armée, Roberto Vannacci se trouve rapidement rattrapé par la vie politique italienne… et par un certain Matteo Salvini, qui veut profiter de cette popularité soudaine. Pour le dirigeant de la Ligue du Nord, ce nouveau venu coche toutes les cases : adepte de la provocation et des formules fracassantes, souriant et à l’aise sur les plateaux de télévision comme sur les réseaux sociaux... « La Ligue du Nord était en chute libre dans les urnes comme dans les sondages, et Matteo Salvini s’est dit qu’il pourrait l’utiliser pour éviter un fiasco aux élections européenne de 2024 », se souvient Lorenzo Castellani, politologue au sein de l’Université Luis Guido Carli à Rome. « Il a donc proposé à Roberto Vannacci de se présenter au Parlement européen, ce qui a très bien marché puisqu’il a fait un très bon résultat. Au début, la relation était bonne à tel point que Salvini l’a nommé numéro 2 de la Ligue… Et puis Roberto Vannacci a montré qu’il avait des velléités personnelles, a commencé à créer son propre réseau d’associations de soutien… et Salvini a commencé à se méfier de lui. Assez vite, il est devenu clair que la lune de miel était terminée. » Divorce à l’italienne La rupture est consommée au début de ce mois de février, avec la création de « Futur National ». La nouvelle formation dont le logo est une flamme tricolore horizontale est créditée de 3 à 4% d’intentions de vote… Ce résultat n’est pas si modeste puisqu’il serait suffisant pour permettre au nouveau parti d’entrer à la Chambre des députés – et donc pour peser lourdement sur les équilibres de la prochaine coalition de gouvernement que Georgia Meloni espère former. Surtout, l’impact électoral de l'ancien général ...
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