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Volodymyr Zelensky à Paris, pour rappeler que la guerre en Ukraine continue

Volodymyr Zelensky à Paris, pour rappeler que la guerre en Ukraine continue

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概要

Pendant que la guerre continue au Moyen-Orient, elle se poursuit aussi en Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a entamé hier une tournée européenne qui l’amène aujourd’hui à l’Élysée pour y retrouver Emmanuel Macron. Il s’agit une fois de plus d’affirmer le soutien à l’Ukraine.

« Rien ne détournera notre attention de l’Ukraine et notre soutien ne faiblira pas » affirme l’Élysée à l'occasion de cette 12e visite en France du président ukrainien depuis le début de la guerre. Le message, c’est que la guerre au Moyen-Orient ne provoque pas d’effet d’éclipse sur ce qui se passe dans l'Est de l'Europe. Le Kremlin ne s'y trompe pas et considère cette nouvelle rencontre comme un obstacle à la paix. Sur le terrain, les combats continuent avec des frappes quotidiennes de part et d’autre et des gains plutôt favorables à l’Ukraine ces dernières semaines, même si la ligne de front reste globalement stable.

Blocages européens

En coulisses, les enjeux diplomatiques restent importants, avec des blocages au niveau européen. Deux dossiers sont à l'arrêt. Le 20e paquet de sanctions européennes contre la Russie, qui est sur la table depuis le dernier conseil européen en décembre et le prêt européen de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, dont les deux tiers en aide militaire, bloqué également depuis la fin décembre. Deux dossiers bloqués par deux pays proches de la Russie idéologiquement, la Hongrie et la Slovaquie. Deux pays qui reçoivent du pétrole russe, ou plutôt qui devraient en recevoir. Sauf que leur canal d’alimentation, l’oléoduc Droujba, qui traverse l’Ukraine et qui a été endommagé par une frappe russe en janvier, n’est toujours pas remis en service. La Slovaquie et la Hongrie accusent Kiev de trainer les pieds. Le gouvernement hongrois avait annoncé mercredi l'envoi d'une délégation en Ukraine pour discuter du dossier. Mais Kiev avait répliqué qu'aucune invitation n'avait été adressée à Budapest, où le premier ministre Viktor Orban est en pleine campagne électorale. Une campagne difficile, ce qui explique peut-être en partie ce choix de pointer du doigt des éléments extérieurs. C'est humain.

Contexte géopolitique

Et puis il y a les discussions qui se déroulent au-delà de l’Europe. Et là le contexte géopolitique pèse lourd. Et il avantage la Russie. La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont fait bondir les cours du pétrole. Cela donne un avantage à la Russie dont la production devient particulièrement convoitée, et permettrait de stabiliser les marchés. C’est pour cela qu’au cours d’une conversation téléphonique directe avec Vladimir Poutine cette semaine, le président américain Donald Trump a proposé d’alléger les sanctions sur le secteur pétrolier russe. Cela pourrait permettre à Moscou de renflouer ses finances et d'assurer le fonctionnement de sa machine de guerre pour longtemps. Ce serait une mauvaise nouvelle pour l’Ukraine.

Cette semaine, l’émissaire russe a discuté directement de ce dossier et d’autres avec les négociateurs américains en Floride. Des discussions qu’il qualifie de productives. Quant aux négociations russo-ukrainiennes sous l’égide des États-Unis, il y a une proposition américaine pour qu’elles reprennent la semaine prochaine en Suisse ou en Turquie. Pour l’instant, ce n’est pas confirmé, mais les précédentes rencontres du même type n’ont pas permis de progrès vers la paix.

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