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Les rendements du coton sénégalais parmi les meilleurs d'Afrique de l’Ouest

Les rendements du coton sénégalais parmi les meilleurs d'Afrique de l’Ouest

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概要

Au Sénégal, le coton a le vent en poupe depuis deux ans avec une production qui a presque doublé et des niveaux de rendements parmi les meilleurs en Afrique de l’Ouest.

De notre correspondante à Dakar,

Le Sénégal revient de loin. Après des années de baisse de production depuis le record de 52 000 tonnes de coton produit en 2007, le pays remonte enfin la pente, avec des chiffres encourageants depuis deux ans : de 15 000 tonnes pour la saison dernière, la production va passer à 25 000 tonnes cette année, avec des taux de rendement qui s’améliorent eux aussi puisqu'ils devraient passer de 800 kg par hectare pour la saison 2024-2025 à un peu plus de 1,2 tonne cette année. Un rendement équivalent, voire supérieur, à celui des gros producteurs africains de coton que sont le Bénin et la Côte d’Ivoire.

La recette de ce succès ? Une bonne pluviométrie ces deux dernières années, mais aussi une plus grande rigueur dans le choix des producteurs et dans l’encadrement de leur travail par la Sodefitex, l’entreprise historique, véritable pilier de la filière cotonnière au Sénégal, qui s’était rendue au Cameroun en 2023 pour s’inspirer de leur méthode de travail avec les cotonculteurs.

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Soutien de l’État à la filière cotonnière

À ces facteurs, il faut ajouter une politique de soutien à la filière. Une enveloppe de 3 milliards de FCFA a été accordée par l’État à la Sodefitex pour la saison 2025-2026, ce qui a permis de participer à l’achat des intrants, cruciaux mais particulièrement chers, et de subventionner le prix d’achat aux cotonculteurs à hauteur de 80 FCFA par kilo. Au lieu des 270 FCFA payés par la Sodefitex, les producteurs touchent 350 FCFA par kilo vendu. Ces bons résultats devraient se poursuivre l’année prochaine avec l’objectif d’atteindre 35 000 tonnes de production et 70 000 tonnes en 2035.

Mais si la filière cotonnière renaît de ses cendres, le problème de sa transformation et de sa vente à l’étranger reste entier. Avec un cours mondial de l’or blanc historiquement bas, l’ensemble de la production sénégalaise est pour l’heure toujours stockée dans des hangars dans l’attente douloureuse que le prix d’achat à l’export remonte.

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