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Municipales en France: parle-t-on encore d'écologie et d'environnement?

Municipales en France: parle-t-on encore d'écologie et d'environnement?

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概要

Après la « vague verte » des élections de 2020, plusieurs maires écologistes sortants semblent en difficulté, comme à Lyon ou Strasbourg. L'environnement n'est plus, comme il y a six ans, la première préoccupation des Français. Après la vague du Covid-19, il y eut la « vague verte ». Les dernières élections municipales organisées en France en 2020, décalées de quelques mois en raison du premier confinement, avaient été marquées par le succès des listes écologistes dans plusieurs grandes villes, à tel point que les médias ne parlaient plus que de « vague verte ». « Ils n'en revenaient pas eux-mêmes hier soir, lançait ainsi la présentatrice du journal de 20 heures de France 2, Anne-Sophie Lapix, au lendemain du second tour. Les écologistes ont fait une percée spectaculaire aux municipales, en particulier dans les grandes villes. Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Besançon, Poitiers, Tours... La liste des conquêtes est impressionnante ». Mais six ans plus tard, à quelques jours du premier tour des municipales, dimanche 15 mars, la vague semble retombée. En 2020, en pleine pandémie du Covid-19, les questions d’environnement étaient en tête des préoccupations, pour 47% des électeurs. La France, et le monde, venaient de subir toute une série de catastrophes, aggravées par le changement climatique. Mais aujourd’hui, l’environnement est passé à l’arrière-plan, selon les dernières enquêtes de l’institut de sondage Ipsos-BVA, loin derrière la sécurité, le pouvoir d’achat et l’emploi. Les catastrophes climatiques se sont pourtant aggravées. Mais c’est comme si on s’y habituait. « C'est un peu ce qu'on appelle l'effet de la grenouille qu'on met dans de l'eau chaude et qui ne se rend pas compte qu'elle est en train de brûler quand on augmente la température, analyse Matthieu Gallard, directeur d’études à Ipsos-BVA. Pour une partie des Français, il y a le sentiment de plus en plus fort, comme on le voit dans les enquêtes qu'on peut mener, que ces événements climatiques extrêmes rentrent finalement dans la normale. Ce n’est plus aussi interpellant que ce que ça pouvait l’être il y a quelques années ». À lire aussiLa crise du logement en France, enjeu majeur des élections municipales En situation délicate C’est sans doute pour cela que les écologistes ont moins le vent en poupe aujourd’hui, comme le disent tous les sondages. 24% des Français interrogés seraient satisfaits si leur maire élu dans dix jours était écologiste – c’est 27 points de moins qu’en 2020. Plusieurs maires écolos élus il y a six ans sont ainsi en difficulté, comme à Lyon ou à Strasbourg. « Même si les électeurs, dans ces villes, peuvent penser que les maires écologistes ont mis en place des bonnes politiques sur le plan environnemental, ils ont avant tout en tête des questions de nature économico-sociale, des questions liées à la sécurité et l’emploi, ce qui rend forcément la situation plus difficile pour les maires. Et c'est vrai qu'on en a un certain nombre qui, dans nos enquêtes, semblent être en situation assez délicate », poursuit Matthieu Gallard. Pour autant, l’écologie n’a pas forcément été absente de la campagne. À Paris, on parle, encore et toujours, de la place de la voiture. À Marseille, c’est la pollution provoquée par les grands bateaux de croisière, un sujet déjà à la une en 2008. À Lyon, en plus de la voiture, on a aussi parlé du sort des animaux du zoo du Parc de la Tête d’or… Un collectif de scientifiques vient d’ailleurs de rappeler le rôle majeur des communes dans la lutte contre le changement climatique et la manière de s’y adapter : l’isolation des bâtiments, des écoles, les menus dans les cantines, les espaces verts, la biodiversité et bien sûr les transports avec les mobilités douces. En fait, face à la crise climatique, les maires ne peuvent pas échapper à l’environnement, mais tous n’ont pas la même approche. « Pour les maires d'autres sensibilités politiques, plus à droite de l'échiquier politique, il peut être intéressant de prendre en compte cet enjeu-là. Mais il est certain que cela ne va pas du tout être les mêmes solutions qui vont être mises en avant selon la couleur politique des élus et des candidats », souligne Matthieu Gallard d’Ipsos-BVA. En 2020, Europe Écologie-Les Verts était le parti préféré des Français. Aujourd’hui, c’est le Rassemblement national. Reportage FranceÀ Lyon, les écologistes pourraient perdre la mairie face à Jean-Michel Aulas
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