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Énergie nucléaire: stop ou encore?

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概要

Le deuxième Sommet sur l’Énergie Nucléaire civile a lieu ce 10 mars 2026 à Paris, coorganisé par la France et l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). L'énergie nucléaire représente 10% de la production électrique dans le monde et presque 70% en France. C'est un enjeu stratégique pour le pays. Dans un contexte international marqué par le retour en force des enjeux liés au nucléaire militaire, la France pousse pour relancer le nucléaire civil dans le monde. « Nuclear energy is back ! », le nucléaire est de retour ! avait lancé Emmanuel Macron lors de la COP28, il y a trois ans. À cette occasion, la France et d'autres pays s'étaient engagés à tripler la capacité de production d'énergie nucléaire d'ici 2050. En tout, 33 pays ont signé cette déclaration, dont les derniers en date, le Sénégal et le Rwanda, ont rejoint la coalition novembre dernier. Pour atteindre cet objectif, le sommet sur l’Énergie nucléaire vise donc à promouvoir cette industrie sensible et au passage, les fleurons économiques français EDF, sa filiale Framatome et Orano. Le secteur connaît un regain d'intérêt dans le monde et quarante États devraient être présents. Alors que les pays cherchent à lutter contre la crise climatique et se défaire de leur dépendance au pétrole, au gaz et au charbon, le nucléaire a des atouts. C'est une énergie qui n'émet quasiment pas de gaz à effet de serre. Les scientifiques du Giec estiment que c'est un des leviers possibles pour produire une énergie décarbonée et limiter le changement climatique, même si d'autres scénarios de décarbonation basés sur les énergies renouvelables sont également possibles. Déchets radioactifs dangereux Le nucléaire a aussi des désavantages et ce n’est pas « une énergie propre » pour autant comme l’affirmait Emmanuel Macron en 2023. Les centrales produisent des déchets radioactifs, potentiellement dangereux pendant des dizaines de milliers d'années et qui s’accumulent. Selon un recensement en 2021, la France stocke ainsi 1,760 millions de mètres cube de déchets radioactifs sur son sol (60% issus des centrales nucléaires, le reste d’autres activités comme la défense, la médecine ou la recherche). Trouver des sites de stockage est une question épineuse qui inquiète les populations riveraines. Des pays les ont pendant un temps immergé dans la mer, désormais on préfère les enfouir loin sous terre. Le Japon envisage même d'utiliser une île déserte et reculée de l'océan Pacifique, située à près de 2000 kilomètres de Tokyo, comme site d'enfouissement. À cela s'ajoute le risque d'accident nucléaire. Un risque faible mais qui existera toujours. Les drames de Tchernobyl en Ukraine et Fukushima au Japon, dont c'est le quinzième anniversaire ce 11 mars, le rappellent. Ce risque augmente avec le vieillissement du parc nucléaire dans certains pays comme la France, et avec le changement climatique. Il faut en effet beaucoup d'eau pour refroidir les centrales qui se trouvent donc souvent au bord de fleuves ou sur les littoraux. Or l'eau douce se raréfie, il a déjà fallu mettre à l'arrêt des réacteurs en période de sécheresse, et la montée du niveau de la mer menace les réacteurs sur les côtes, sans parler des tempêtes qui promettent d’être de plus en plus violentes. La construction de centrales nucléaires prend du temps, leur durée de vie et leur démantèlement aussi. Alors que la France prévoit de construire au moins six nouveaux EPR2 dans son programme énergétique, et que l’UE mise sur les petits réacteurs modulaires, Pauline Boyer, spécialiste de transition énergétique chez Greenpeace s’alarme : « le dérèglement climatique intensifie la fréquence et le pouvoir destructeur des évènements climatiques extrêmes auxquels vont être exposés les centrales nucléaires. Quelle sera l’envergure des catastrophes climatiques dans 70 ou 100 ans quand ces réacteurs seront en fonction ? La construction d’installations aussi dangereuses doit être questionnée ». L’ONG, prône plutôt les économies d’énergies et le développement d’énergies renouvelables, « moins chères ». « Porosité entre nucléaire civil et militaire évidente » Surtout, la militante souligne le risque en cas de conflit armé, comme c’est le cas en Iran. « Quand on bombarde un champ éolien quand on bombarde une centrale nucléaire, il n’y a pas le même danger derrière. On a aujourd’hui d’un côté une guerre qui a été déclarée en Iran avec des installations nucléaires ciblées et de l’autre, en Ukraine, il y a quatre ans, les troupes russes ont attaqué la centrale nucléaire de Zaporijia et l’occupent toujours aujourd’hui. C’est comme un butin de guerre pour la Russie et un énorme caillou dans le processus de paix ». Pour Pauline Boyer, un sommet qui veut développer « une énergie nucléaire sûre et accessible à tous ...
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