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À la Une: l’enquête sur l’école de filles bombardée en Iran le 28 février

À la Une: l’enquête sur l’école de filles bombardée en Iran le 28 février

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概要

Le bombardement de l'école de Minab est survenu le premier jour de la guerre. Bombardement que les médias analysent chacun leur tour pour arriver à la même conclusion : c’est probablement un tir américain qui a visé école, faisant des dizaines de victimes. Le Monde déclare ainsi « avoir analysé des images inédites prouvant la présence d’enfants parmi les personnes tuées dans cette école ». Le quotidien français raconte :« Dans les décombres d’un bâtiment en ruines, les secouristes iraniens découvrent le corps inanimé d’une enfant, encore vêtue d’un uniforme vert turquoise ». Pour le Monde, il n’y a pas de doute : « Malgré sa proximité immédiate avec une base militaire des gardiens de la révolution, elle aussi bombardée le 28 février, les images prouvent que le bâtiment était une école ».

« Les États-Unis sont probablement responsables », titre de son côté la Republica, qui s’appuie sur des sources citées par l’agence de presse Reuters. Le quotidien italien rappelle aussi que « cibler délibérément une école ou un hôpital constitue un crime de guerre au regard du droit international humanitaire ». À moins qu’il ne s’agisse d’une « bavure » ? Washington fait savoir qu’une enquête de l’armée américaine est en cours.

La peur des mollahs

À Téhéran, la capitale iranienne visée cette nuit par d’intenses frappes, la population oscille entre crainte et espoir. Le Jérusalem Post affirme que « selon des sources à l’intérieur de la capitale », « quelque chose a changé dans l’atmosphère de la ville. Non pas à cause du deuil, mais en raison d’une ambiance électrique, d’une attitude d’attente ». « Les gens, assure le quotidien israélien, ne sont pas nombreux à sortir, mais ceux qui le font affichent ce qu’une source décrit "comme un regard radieux", comme si, pour la première fois depuis des années, ils s’autorisaient à espérer ».

Toutefois, la peur du régime des mollahs n’a pas disparu, selon le quotidien français Libération, qui s’informe auprès d’un journaliste iranien dont l’anonymat est préservé. Selon ce journaliste, « beaucoup de gens disent qu’ils ont davantage peur du gouvernement que des bombes ». « À Téhéran, explique le reporter iranien, rares sont ceux qui osent quitter leur domicile, et encore moins descendre dans la rue pour exprimer leur colère. Même derrière leurs fenêtres ou sous les toits, personne n’est à l’abri. Dans plusieurs quartiers résidentiels de la capitale, les forces de sécurité ont tiré en direction des appartements d’où provenaient des chants hostiles aux mollahs ».

Quel scénario en 2026 ?

Au Liban, le journal l’Orient-le Jour s’interroge sur les intentions d’Israël qui bombarde les quartiers sud de Beyrouth. « Quelle guerre Israël va-t-il mener au Liban cette fois-ci ? » se demande le quotidien francophone libanais, qui a interrogé le général à la retraite Khaled Hamadé. Selon lui, la guerre en 2026, ne ressemblera « ni à celle de 2006, ni à celle de 2024 ». Il n’envisage toutefois pas l’avenir avec optimisme : « Ce n’est que le début, estime le général à la retraite. Tant que la guerre continue, les Israéliens vont continuer à mener des frappes, détruisant petit à petit la banlieue sud de Beyrouth ».

L’Orient-le Jour a également interrogé un diplomate occidental qui s’inquiète des rapports de force. « Le problème, estime-t-il, c’est que cette fois-ci les Américains sont occupés par la guerre en Iran, ce qui donne aux Israéliens une marge de manœuvre plus grande ». Le même diplomate ajoute : « Pour éviter un tel scénario si le conflit se prolonge, il faut que l’Etat libanais se montre ferme face au Hezbollah ».

Analyse que partage Khaled Hamadé. Le général à la retraite estime en effet « que les Israéliens vont augmenter la pression, au fur et à mesure en rendant inhabitables toutes les régions qui portent la signature du Hezbollah, à moins que l’État parvienne à séparer le Liban de la République islamique d’Iran ».

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