À la Une: quelles sont les capacités de résistance de l’Iran?
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概要
C’est le Washington Post qui pose la question de la résistance de l'Iran. Le quotidien américain fait le bilan d’une (presque) première semaine de combats : « La campagne aérienne américano-israélienne contre l’Iran a décimé les plus hauts échelons du pouvoir politique et militaire, détruit des infrastructures de commandement et de contrôle militaires essentielles ainsi que des capacités de combat, et endommagé des bâtiments civils à travers tout le pays ». Pour autant, remarque le Washington Post, « la structure dirigeante de Téhéran est restée étonnamment résiliente (…) Malgré l’intensité des frappes et des destructions, aucune défection significative au sein du régime, ni aucun soulèvement populaire n’ont été signalés à ce jour ».
Le quotidien américain cite les propos de Gregory Brew, spécialiste de l’Iran au sein du groupe Eurasia, qui analyse ainsi la situation : « Les Iraniens savent qu’ils ne peuvent pas vaincre la plus puissante armée du monde, mais grâce à la guerre asymétrique, ils peuvent tenter d’infliger un maximum de dégâts aux États-Unis, pour les contraindre à une désescalade ».
DronesLe Parisien remarque, lui aussi, que le régime iranien est loin d’être vaincu. « Comment Téhéran résiste avec une riposte "low-cost" », titre le quotidien, « les drones iraniens Shahed s’acharnent sur les monarchies du Golfe et mettent les États-Unis en difficulté ». Le Parisien partage l’analyse du Washington Post : « Les deux camps poursuivent des objectifs différents, à la hauteur de leurs moyens, l’un veut éliminer son adversaire, l’autre tente de l’épuiser ». Téhéran mise donc sur ses drones, qui mettent en difficulté les Américains et leurs alliés. Au point, souligne le quotidien allemand die Welt, que « les États- Unis demandent de l’aide aux Ukrainiens ». En effet, les Ukrainiens sont devenus experts en matière de drones Shahed iraniens, puisque ce sont ceux que la Russie utilise contre eux.
Savoir-faireSelon die Welt, il y a en la matière un « problème que seuls les Ukrainiens ont, jusqu’à présent, su résoudre. » Car si les États-Unis savent « abattre un drone Shahed », explique le quotidien allemand, « ils ignorent comment en détruire des centaines, sans se ruiner ». En effet, un drone Shahed « coûte seulement entre 30 000 et 50 000 dollars, assure die Welt, « un missile intercepteur Patriot coûte, lui, environ trois millions de dollars ». D’où le risque de « perdre une guerre économique, une guerre que même les riches États du Golfe ne sont pas prêts à mener », explique le quotidien allemand. Alors sur quoi repose aujourd’hui le savoir-faire des Ukrainiens ? « Sur des équipements simples, tels des dispositifs de vision nocturne et des mitrailleuses lourdes montées sur des pick-ups », explique die Welt. Savoir faire que Volodymyr Zelensky est donc disposé à partager avec les pays occidentaux et les pays du Golfe.
Risque de crise migratoireCette nouvelle guerre du Golfe risque, par ailleurs, de jeter sur les routes des milliers de réfugiés. Et c’est l’Union Européenne qui s’en inquiète. « Bruxelles s’inquiète d’une nouvelle crise migratoire, tout en refusant de donner dans l’alarmisme », annonce le journal Le Soir. Le quotidien belge explique que « le sujet s’est imposé, hier, lors de la réunion des ministres de l’Intérieur des Vingt-sept. » Mais pour l’instant, « aucun mouvement important n’a été observé aux frontières extérieures de l’Iran », assure Magnus Brunner, le commissaire européen aux Affaires intérieures et aux Migrations.
Pourtant, si l’on en croit le Times, des « Iraniens fraîchement arrivés à Calais, dans le nord de la France, attendent leur tour pour être clandestinement conduits en Grande-Bretagne ». Ils ne sont pour le moment « qu’une vingtaine d’hommes et de femmes », mais ces réfugiés assurent que « beaucoup d’autres sont en route » explique le quotidien britannique. Il s’agit surtout d’Iraniens ayant fui la répression sanglante du mois de janvier, mais, nous dit le Times, « les experts internationaux ont averti que le conflit en Iran pourrait provoquer un afflux de migrants d’une ampleur sans précédent, aux frontières du continent européen ».