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Les débris générés par l'activité spatiale polluent l'espace

Les débris générés par l'activité spatiale polluent l'espace

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概要

Des millions de débris générés par les activités spatiales tournent autour de la Terre à une vitesse folle. Plus de 600 collisions ont déjà eu lieu depuis le début de la conquête spatiale. La protection de l'environnement concerne aussi l'espace. L’Homme est incorrigible. Après avoir même pollué les déserts, l’espèce humaine a pollué l'espace, le plus grand désert de l'univers. Des millions d’objets volant très identifiés circulent autour de la Terre, au risque de provoquer des accidents majeurs dignes d’un film-catastrophe. Gravity, sorti en 2013, se déroulait milieu d’une pluie de débris qui aboutissait à la destruction d'ISS, la Station spatiale internationale, où est attendue l'astronaute française Sophie Adenot après son décollage normalement demain de Cap Canaveral aux États-Unis. À lire aussiLa durée de vie de la Station Spatiale internationale (ISS) prolongée jusqu’en 2030 L’orbite basse, jusqu'à 1 000 kilomètres, où se trouvent la plupart des satellites et ISS, est pleine de débris, de toutes les tailles : 55 000 font plus de 10 cm, et ils sont suivis par les radars de la Nasa, l’agence spatiale des États-Unis Et puis il y a tous les autres : plus d’un million de débris qui mesurent entre 1 et 10 cm, et 140 millions qui font moins d’un centimètre. Des débris potentiellement dangereux. « Ces objets vont tourner autour de la Terre avec une vitesse d'environ 40 000 km/h, et à cette vitesse-là, même un débris d'un centimètre de diamètre, une sorte de petite bille de métal, va avoir lors d'un impact potentiel à cette vitesse-là la même énergie que l'explosion d'une grenade militaire », précise Quentin Verspieren, le coordinateur du programme de sécurité spatiale, à l’ESA, l’Agence spatiale européenne. Collisions et explosions Ces débris proviennent de collisions, de pièces détachées, parfois aussi d’explosions. Certains puissances militaires ont aussi pu détruire un de leur satellite à coup de missile, histoire d’étaler leur savoir-faire technologique. Selon le syndrome de Kessler, un scenario théorique établi par Donald Kessler, un consultant de la Nasa, une multiplication des collisions entrainerait une hausse exponentielle du nombre de débris, et l’espace deviendrait alors inutilisable… Pour l’heure on n’en est pas là. « Seulement » 650 incidents ont été recensés depuis le début de la conquête spatiale. Mais en 2009, un accident majeur fut à l’origine d’une vraie prise de conscience. « Un satellite actif de l'entreprise Iridium et un satellite inactif russe, Cosmos, sont entrés en collision et ont généré des milliers de débris supérieurs à 10 cm, raconte Quentin Verspieren. On s'est rendu compte à ce moment-là que certes l'espace est vaste et infini, mais que les parties utiles de l'espace, les orbites utiles, pourraient être à terme surchargées par des satellites actifs ou par des débris spatiaux. » Espace saturé Un sujet d’autant plus brûlant que la pollution spatiale s’accélère. Avec la multiplication des constellations de mini-satellites, types Starlink, l’espace est un espace presque saturé. Sans parler du dernier projet d'Elon Musk d'installer dans l'espace des data-centers... « Il est effectivement important de comprendre dans quelle mesure cet ajout massif de satellites pourrait déstabiliser l'environnement spatial. Quelles sont les bonnes pratiques à adopter pour s'assurer que tout ajout de satellite soit fait de manière sûre, limitant l'impact sur l'environnement spatial ? C'est un point fondamental pour les années à venir », assure Quentin Verspieren. À lire aussiDerrière le vol de Sophie Adenot, une passion bien française pour l'espace Pour limiter les risques, l’ESA a initié la Charte Zéro débris en 2023, et son budget Sécurité spatiale vient d’augmenter de 30%. Avec un objectif, pour 2030, parvenir non pas à la neutralité carbone mais à la neutralité en termes de débris. Parce que la protection de l’environnement ne s’arrête pas à la fin de l’atmosphère terrestre. « Il est important d'adopter une approche complète sur la protection de l'environnement dans lequel l'humanité évolue. Et cet environnement inclut l'espace. C'est une distinction qu'il faut essayer de gommer dans les années à venir », estime Quentin Verspieren. Les deux sont liés. Plus de la moitié des variables climatiques, comme la hausse du niveau des mers ou l’étendue de la déforestation, n’est observable que depuis l’espace. Sans satellites, l’humanité perdrait des outils précieux pour affronter la crise climatique – et la pollution terrienne...
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