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À la Une: le bain de sang en Iran

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« Un huis clos sanglant, soupire Le Temps à Genève. Les manifestations qui secouent l’Iran depuis le 28 décembre ont pris une ampleur considérable au cours des derniers jours. Aux abois, le régime des mollahs a intensifié la répression. Les massacres demeurent difficiles à quantifier tant la coupure d’internet et des communications empêche d’avoir une idée précise du nombre de victimes. Mais il ne cesse d’augmenter. Alors que, selon le média Iran International basé à Londres, quelque 12 000 manifestants auraient été tués, d’autres médias sont plus prudents. Selon Human Rights Watch, au moins 730 Iraniens auraient perdu la vie. L’ONG norvégienne Iran Human Rights estime qu’il pourrait y avoir plusieurs milliers de victimes. Et le nombre d’arrestations dépasserait les 10 000 personnes ». Une « barbarie méthodiquement orchestrée » « Embarqué dans une fuite en avant, le régime ne semble avoir plus aucune limite pour mater la contestation », affirme Le Figaro à Paris. Le Figaro qui s’appuie sur des témoignages vocaux qui lui sont parvenus. Des témoignages qui « corroborent cette barbarie méthodiquement orchestrée par le régime iranien : agents de sécurité équipés de fusils d’assaut, miliciens tirant depuis leurs voitures sur les foules, protestataires sciemment visées au visage ou dans la nuque. Des témoignages qui décrivent des flaques de sang sur les trottoirs, la colère et le chaos dans les cimetières, les appels désespérés au don de sang dans les hôpitaux. Un habitant de Racht (Nord-Ouest), qui vient de fuir l’Iran, raconte : "À Racht, ils ont tué tellement de manifestants, au moins 600 entre jeudi et vendredi, que personne n’osait plus sortir samedi dans la rue (…) L’ampleur du massacre est sans précédent. Les familles font la queue à la morgue pour identifier leurs proches" ». Et parfois, les familles doivent même payer pour repérer les corps et les blessés sont traqués jusque sur leur lit d’hôpital. Difficiles prédictions… Alors, « nous sommes entrés dans le moment décisif, relève L’Orient-Le Jour à Beyrouth. Celui où le soulèvement iranien va enfin parvenir à faire plier le régime ou bien va au contraire se briser une nouvelle fois sur le mur de la propagande et de la répression. Prédire la chute ou non du régime est un exercice périlleux et stérile. Pour la simple raison que nous ne savons rien ou bien si peu de chose sur l’essentiel ». Et le quotidien libanais de s’interroger : « quelles sont les dynamiques à l’intérieur de celui-ci ? Qui prend les décisions outre le guide suprême Ali Khamenei ? Quels sont les calculs des gardiens de la révolution et de l’armée ? (…) Si la situation n’évolue pas, le sort de la révolution iranienne est entièrement entre les mains de Donald Trump ». Accentuer la pression politique et économique Que peut décider le président américain ? « Nous allons prendre des mesures très fortes », a déclaré Donald Trump hier soir. Mais quelles mesures ? Pour le New York Times, « Washington peut jouer un rôle crucial dans la prochaine étape de la contestation iranienne, mais ni les frappes militaires ni une nouvelle série de négociations nucléaires ne garantiront un avenir meilleur aux Iraniens ni aux intérêts américains. (…) Au lieu de cela, préconise le journal, Donald Trump devrait intensifier sa campagne de pression sur le régime : lancer des cyber-opérations visant les capacités militaires, inciter les pays entretenant encore des relations diplomatiques avec Téhéran à expulser les diplomates iraniens, saisir la flotte fantôme de pétroliers iraniens, sanctionner les importations chinoises de pétrole iranien et identifier et dénoncer les auteurs de violences. Plus important encore, pointe le New York Times, Donald Trump devrait investir dans le financement et le soutien organisationnel qui permettraient à terme à l’opposition iranienne de l’emporter et de se préparer à la future gouvernance ». Pour l’instant, c’est l’inconnu… « Certains observateurs, souligne Haaretz à Tel Aviv, estiment que le régime iranien a franchi un point de non-retour et que son effondrement est inévitable. D’autres soutiennent qu’il perdurera, comme par le passé, grâce à la loyauté des forces de sécurité. D’autres encore perçoivent la situation en Iran non comme un prélude à un effondrement soudain, mais comme le début d’un long processus d’érosion progressive plutôt que comme un changement radical et immédiat ».
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