À la Une: l’Iran presque coupé du monde par le régime des mollahs
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Ce n’est pas la première fois que le régime de Téhéran coupe internet et le téléphone pour tenter d’étouffer toute information en provenance de l’Iran. Il le fait lorsque la situation est tendue, c’est le cas depuis le 28 décembre et le début du mouvement de contestation dans le pays. Même la très officielle agence de presse Irna est inaccessible ce matin. Mais le blocage d'internet ne suffit pas à réduire au silence les manifestants. Les sites des grands journaux, diffusent des vidéos les montrant défiler et crier, on voit aussi des voitures brûler.
« La coupure des communications limite la diffusion d’informations en provenance de l’Iran », constate le Washington Post, « mais des informations éparses indiquent que les manifestants sont de nouveau descendus en grand nombre, hier, dans la plupart des villes ». Le quotidien américain reprend aussi les propos de l’ayatollah Ali Khamenei ce vendredi. « La République islamique ne reculera pas devant les vandales » a-t-il assuré, « ajoutant que les manifestants agissaient uniquement pour plaire au président américain ». « Face à la rue, le régime opte pour l’épreuve de force », constate le Figaro, qui pose également la question des « ennemis de l’extérieur d’Ali Khamenei, Israël et les États-Unis ». « Veulent-ils un pourrissement de la situation ou son élimination, y compris physique ? », interroge le quotidien français.
« Je ne t'en veux pas »Aux États-Unis, une nouvelle vidéo alimente le débat, après la mort d’une femme de 37 ans, tuée par la police de l’immigration à Minneapolis. Cette vidéo, c’est celle tournée du point de vue du policier qui a abattu la mère de famille, au volant de sa voiture. On y voit Renee Nicole Good, s’adresser à ce policier, calmement. « T’inquiète mec, je ne t’en veux pas » lui dit-elle, avant de faire marche arrière, puis de démarrer. C’est à ce moment-là que ce policier tire sur elle, ce que ne montre pas la vidéo.
Au Canada, le journal canadien le Devoir remarque toutefois « que ces images ne dévoilent aucune agression de la part de la mère de famille qui revenait d’aller déposer son fils de 6 ans à l’école ». Donald Trump a pourtant assuré qu'elle avait « renversé violemment et délibérément un agent de l’immigration ». C’est, déplore le Devoir « le rejet pur et simple de la réalité observable ». La mort de Renee Nicole Good, rencontre en tout cas un écho international. Jusqu’en Chine, où le South China Morning Post relate les faits, expliquant « qu’une vidéo filmée par un agent de la police de l’immigration, au moment où il tuait une femme, a été diffusée, exacerbant les tensions ».
Trompée par une IAEn Belgique, le journal Le Soir nous raconte l’histoire d’une universitaire renommée, piégée par une intelligence artificielle. Elle s’appelle Petra de Sutter. Elle est l’actuelle rectrice de l’université de Gand et ancienne vice-Première ministre belge. Autant dire une personnalité sérieuse, qui a même cité Einstein, « lors de son discours d’ouverture, en septembre dernier ». Mais ce que l’on apprend aujourd’hui, grâce au média belge Apache, dont l’enquête est reprise par le Soir, c’est que « cette citation avait en réalité été générée par une intelligence artificielle ».
Petra de Sutter a aussitôt reconnu son erreur, « elle s’est excusée », ajoutant même « c’est une bonne leçon qui relancera sans aucun doute le débat autour de l’utilisation de l’IA ». « C’est en tout cas un épisode très parlant », estime Dominique Verpoorten, professeur à l’université de Liège, cité par Le Soir. « Voilà une universitaire, et non des moindres, qui avait pourtant mis en garde contre une confiance aveugle accordée à l’IA et qui tombe elle-même dans ce travers ». Conclusion de ce professeur : « le contrôle final doit toujours revenir à l'humain ». Il reconnaît, toutefois « qu'il est presque impossible de détecter une erreur de l'IA sur des travaux écrits ».